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  • : MA FOLIE DOUCE
  • MA FOLIE DOUCE
  • : Ma folie douce, parce que j'ai décidé de tout quitter le temps d'une année, pour vivre mon grand rêve, pas forcément le plus fou d'ailleurs : voyager plus de 50 semaines autour du monde. Je laisse derrière moi mes amis, ma famille, mon travail, avec la soif de vivre de nouvelles aventures et de revenir plus riche de toutes ces expériences...
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Les Articles Par Pays

8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 19:38

Après une traversée vomito dont je tairai les détails (pour ma part j’ai dormi tout le long des 3h de ferry), nous avons atteint l’île du Nord avec une première étape à Wellington.

Après un bon déjeuner dans un pub où nous avons découvert l'une des spécialités locales, le chicken burger avec brie, confiture d’airelles et herbes aromatiques

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nous avons visité la ville… malheureusement sous une petite bruine londonienne. Nous qui pensions trouver le beau temps un peu plus au nord !

Mais qu’à cela ne tienne, après plusieurs jours perdus dans la nature nous étions contents de redevenir citadins pour quelques heures et de pouvoir apprécier entre autres :

- l’architecture très éclectique de la ville, mêlant moderne (controversé) et ancien (dans la limite des 170 ans et quelques depuis la colonisation européenne)

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- la Post-It battle qui est arrivée jusque là-bas

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- un immeuble zèbre (un hostel)

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- et des bâtiments plus typiques

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La suite du voyage nous a conduit à Foxton, une petite ville très étrange puisque tous ses habitants semblaient la déserter : nous n’avons jamais vu autant de panneaux « à vendre » sur les maisons des quartiers résidentiels.

Mais la plage était jolie, même si nous avons déjeuné dans le van parce qu’il faisait toujours un peu frais.

D’ailleurs il s’agissait d’une plage un peu particulière, comme il y en a quelques unes en Australie et en Nouvelle Zélande : on pouvait y rouler ! La vitesse était limitée à 30 km/h, mais quand même, une route en sable le long de la mer !

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Malheureusement je n’ai pas eu le droit d’emmener le van y faire un tour, mais je crois que Ben et Manu ont eu raison, aucun de nous n’avait envie de passer le reste du séjour embourbé à Foxton.

 

Quelques champs d’éoliennes plus tard,

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nous avons trouvé the spot pour passer la nuit : un parc aménagé au bord de l’eau, toujours très rudimentaire, mais avec un paysage et un calme qui allait vite nous faire oublier le manque de douches.

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D’ailleurs j’ai revu plusieurs 4x4 tractés par des caravanes de compétition (souvent même des bus transformés en caravanes)… comme quoi l’australien que j’avais vu faire la même chose sur la Stuart Highway n’était pas fou, il devait juste être néo-zélandais.

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Et le lendemain nous sommes tous allés courir, il aurait été criminel de ne pas le faire dans un endroit pareil, et le bain de mer pour se rincer a été plus que vivifiant !

 

Cap ensuite sur Napier, ville bordée par les eaux émeraude de l’Océan Pacifique

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mais surtout caractérisée par ses nombreux bâtiments Art-Déco : la ville a été détruite par un tremblement de terre majeur en 1931, et tout a été reconstruit dans ce style en vogue à l’époque :

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Et allez hop, une petite vaisselle dans les toilettes du parking, ça faisait longtemps !

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Un petit arrêt par le Mc Do de Taupo avec son avion qui sert de salle de restaurant,

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quelques photos au bord du lac avant que le soleil ne se couche

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et nous sommes partis nous installer pour la nuit dans ce qui aura été sans doute le lieu le plus flippant de tout notre séjour! Après plusieurs avoir roulé plusieurs kilomètres à la sortie de la ville, nous avons bifurqué dans une forêt et avons encore roulé 5 ou 6 km sur des chemins de pierres et de terre, à la nuit tombante. Nous sommes finalement arrivés dans une clairière totalement vide (c’était sans doute ça le plus angoissant, d’habitude nous avions toujours au moins un ou deux vans pas trop loin de nous), sans un bruit (à part le bruit des bêtes...) et avec la sensation d’être dans un endroit tellement isolé de tout qu’un tueur fou allait surgir de la forêt et nous trucider à coup de hache. Ca semblait super probable sur le coup.

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Mais nous sommes restés braves, même si nous ne nous sommes pas trop éloignés du van et avons passé notre temps à verrouiller toutes les portes, et nous avons même procédé à une cession lavage de cheveux avec les moyens du bord et en utilisant le moins d’eau possible de la réserve du van -oui c’est sympa de ne pas se doucher, mais on n’a pas encore inventé les lingettes pour les cheveux. De loin, pour le tueur fou qui nous observait depuis sa cachette, cela devait avoir des airs de rituels sataniques. Tant mieux, ça a du lui faire peur.

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Quelques heures plus tard, alors que nous avions calmé nos angoisses en nous lançant dans une partie de cartes enflammée, une voiture a surgi de nulle part. Re-angoisse, re-ambiance colonie de vacances, re-ambiance âge mental 8 ans, bref, nous avons éteint toutes les lumières et observé l’ennemi à travers les rideaux orange. Et Benoît a murmuré, sans doute sous l’effet de la terreur : « Ils sont deux... ou moins... ou peut-être à peine plus… ». Une belle déclaration qui est venue s’inscrire au chapitre des phrases culte de notre séjour en Nouvelle Zélande.

 

Le lendemain matin, après un départ en catastrophe -et donc un atelier sandwich sur la table à l’arrière du van qui dévalait le chemin accidenté de la vieille-, nous avons pu prendre le bus qui allait nous mener au départ du Tongariro Alpine Crossing, un trek de 19,4 km à travers les paysages totalement lunaires du centre de l’île.

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Au programme pour nous, un échantillon de tous les temps possibles en une journée : bruine, nuages au-dessus, en-dessous ou même tout autour de nous

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grand beau

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grand vent

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mais dans tous les cas des vues incroyables, même si le fait de ne pas voir à 2 mètres à certains passages nous a sans doute privés de points vues sympas.

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Après cette journée dans les pattes, les sources chaudes de ont été plus qu’appréciées

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… on ne peut pas en dire autant de l’odeur pestilentielle dégagée par les geysers boueux de Rotorua,

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qui ne nous a cependant pas découragés de visiter ce joli petit village au bord du lac.

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Et pour finir en beauté cette journée, nous avons trouvé un emplacement pour la nuit juste au bord du lac : festival d’étoiles et walabies (!)… si nous avons bien compris le jeune hollandais qui avait décidément l’air bien informé, ils étaient arrivés d’Australie d'une façon ou d'une autre (on n'a pas compris ce passage) et une sorte d’espèce endémique avait fini par se développer au bord du lac.

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Et le lendemain matin, froid glacial pour le lavage de dents, mais que c’était beau de se réveiller dans un tel cadre !

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La Nouvelle-Zélande, c’est aussi le pays des chutes d’eau, les waterfalls comme on dit là-bas

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des paysages vallonnés

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et des moutons… en Australie j’avais vu des kangourous s’approprier un terrain de golf, et bien en Nouvelle-Zélande c’étaient tout naturellement des moutons !

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Nous sommes arrivés à Raglan en fin de journée, pour admirer ses plages,

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ses surfeurs en nombre sur le left hand break visiblement le plus long du monde

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et un coucher de soleil, une fois encore, à tomber.

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En repartant, nous avons demandé à un surfeur en train de ranger son matériel s’il connaissait un endroit sympa : il nous a indiqué le meilleur emplacement possible, en haut d’une falaise, face à l’océan, seuls au monde, mais cette fois-ci pas l’ombre d’un tueur fou.

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Et après la visite d’une mine désfactée

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et une nouvelle nuit dans un champ nous avons expérimenté de nouvelles sources d’eau chaude, sur la plage cette fois-ci !

Incroyable : 2 heures avant et après la marrée basse, il suffit de creuser dans le sable et de se faire sa propre petite baignoire d’eau bouillante !

Pourtant arrivée à 6h du matin sur la plage, nous n’étions pas les premiers et heureusement car nous avons pu emprunter des pelles pour nous faciliter la tâche… ce n’est pas gagné à la seule force de nos mains !

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Nous avons donc réussi à nous faire notre mini piscine thermale, et même si nous n’avions pas l’air très malin dans notre trou, nous avons pu profiter, une fois n’est pas coutume, d’un super beau lever de soleil sur la mer !

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Et rien de tel qu’alterner bain bouillant et baignade glacée, à la suédoise !

Mais l’océan reprend vite ses droits, et même si nous avons lutté le plus longtemps possible pour conserver notre petit bain bouillonnant, la marée montante a mis fin à l’expérience.

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Après un petit déjeuner royal et bien mérité

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nous avons pris la direction des magnifiques plages de la péninsule de Coromandel.

Au programme, des sauts,

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beaucoup de sauts (c’est l’effet du retour du beau temps)

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des plages de sable blanc

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et encore des sauts… avec de nombreuses tentatives plus ou moins fructueuses et la patience légendaire de Manu

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pour arriver à la photo parfaite !

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Un petit tour dans l’eau

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une petite ballade près des maisons du coin, toutes équipées d’un tracteur… pour déplacer l’énorme bateau, of course

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et à la clé le fish’n chips qu’attendait Manu depuis son arrivée ! Parfait, dans un mini village au bord de l’eau, bien graisseux dans son emballage en papier journal et noyé sous le vinaigre, il n’y a que comme ça qu’on peut l’apprécier !

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Après un dernier camping (ah quand même !)

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et une dernière cession trampoline

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oui, c’était mon anniversaire, alors j’avais décidé de me mettre en robe, même si ce n’était pas du tout adapté !

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nous avons pu voir les toilettes publiques les plus photographiées au monde, à Wakawaka… pour nous pas de vaisselle cette fois-ci

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et la côte nord ouest, sympa, même si un peu décevante après la journée de la veille.

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En revanche notre dernière petite ballade nous a menés à un sommet avec une vue imprenable sur toutes les petites îles en contrebas.

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Malheureusement ma tentative de me faire coquette pour mon anniversaire a été mise à mal par le climat qui s’est rafraîchi, et le total look leggings, gilet et chaussures de marche était tout d’un coup un peu moins classe.

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Ma montre jaune avait tenu le coup jusque là, ayant rempli la mission de m’accompagner au moins jusqu’en Nouvelle Zélande -malgré notamment la perte de sa trotteuse et une attaque acide au DEET- la journée ne pouvait se terminer mieux.

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Et pourtant, Manu et Ben on réussi l’impossible : trouver un gâteau d’anniversaire et même des bougies alors qu’on s’était garés sur une sorte de parking de routiers dans un tout petit village pour passer notre dernière nuit dan le van. Alors qu’on venait de terminer notre dîner j’ai eu la chance de pouvoir souffler mes bougies d’anniversaire. La grande classe.

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Ce n’est pas le décor qu’il faut regarder (ahhh ce orange…), c’est l’intention qui compte. Vraiment. Merci encore les amis.

 

Le lendemain, changement de décor, et coup de foudre pour Auckland : une ville jeune, dynamique, où il semble faire bon vivre, avec un cadre incroyable, des gens sportifs, plein de petits quartiers sympas pour sortir, des quartiers résidentiels hyper calmes bien qu’à deux pas du centre ville, et même un magasin de disques trop classe déniché par Benoît.

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Un petit port trop agréable à la tombée de la nuit,

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hyper sympa aussi le matin pour courir

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et encore et toujours des containers qui sont recyclés dans la ville !

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Et puis des plaques d’immatriculation personnalisées (FSHMKT = Fish Market)

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Et des hamburgers au chat.

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La seule ombre au tableau : retourner à la réalité (ma réalité du moment) des dortoirs d’hostels : un peu dur après le free camping pendant 3 semaines !

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C’est donc dans cette belle ville que nous nous sommes dits au revoir, il était temps pour Ben et Manu de rentrer en France, et moi de m’envoler faire Fiji, ses plages, ses cocotiers, ses plongées…

... si seulement !! Et oui, arrivée à l’aéroport et après quelques heures d’attente dans une totale désinformation, j’ai appris que mon vol pour Fiji était annulé, en raison de mauvaises conditions météo. J’ai appris aussi que le vol de la veille avait également été annulé, et qu’il n’y avait aucune garantie de décollage dans les jours suivants, puisqu’une alerte à l'ouragan avait été donnée.

En moins d’une heure il a donc fallu que je prenne une décision, et après check internet de la météo, et sur les conseils des hôtesses de l’air de la compagnie, j’ai finalement choisi d’annuler purement et simplement l’étape Fiji : je n’avais pas envie de passer 15 jours sous la pluie (ou comment faire d’un paradis un enfer sur terre) et pas envie non plus de prendre le risque de subir un ouragan.

Le temps de réfléchir à tout cela j’ai pu refaire un bisou à Ben et Manu qui décollaient plus tard, et leur confier le Lonely Planet de la Nouvelle Zélande… et celui de Fiji, qui n’aura pas servi mais que j’avais déjà commencé à potasser ! Comme quoi, je ne le referai pas : regarder le guide trop à l’avance m’a portée la poisse !

J’ai quand même eu de la chance car l’hôtesse de Quantas s’est plantée pour mon changement de billet et m’a mise sur le vol suivant (le lendemain), alors qu’elle aurait dû respecter les quotas alloués aux billets tour du monde… autrement dit je n’avais aucune garantie d’avoir un billet avant la date du 16 avril initialement prévue (nous étions alors le 31 mars).

De retour en ville (j’ai renoncé à l’idée de passer 24 heures dans le hall de l’aéroport, sans pouvoir accéder aux salles d’embarquement), il n’y avait plus de place dans l’hostel où nous avions passé la nuit précédente, et l’accès à internet dans mon nouvel hostel était hors de prix ! Donc après avoir épuisé tous les spots gratuits de la ville (soit qui ne marchaient pas, soit qui étaient limités à 20 min), je me suis résolue à retourner à l’hostel de la veille, dont j’avais gardé le code en mémoire, afin d’utiliser leurs ordinateurs.

Et hop ni vu ni connu j’ai passé près de deux heures à tout organiser là-bas : procédure de remboursement du vol  pour Fiji (ce n’est pas gagné j’attends toujours…), réservation d’un hostel à Buenos Aires, quelques mails pour prévenir les copains de mon arrivée, demander aux autres quelques bons plans, premières recherches pour une école d’espagnol, etc, etc…

Au final un peu déçue bien sûr de ne pas avoir vu Fiji cette fois-ci mais je sais que ce n’est que partie remise, et un petit coup d’adrénaline et d’imprévu ça fait toujours du bien pour ne pas oublier que tout peut arriver, mais que ce n’est jamais bien grave !

 

Le lendemain j’étais donc de retour à l’aéroport, et en Nouvelle Zélande tout le monde est cool, alors tant que la porte d’embarquement n’est pas annoncée, on nous dit simplement de nous relaxer. Take it easy en somme.

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Prochain article : Buenos Aires !

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 01:00

Le décor ayant été planté, place aux endroits incroyables que nous avons pu voir, en commençant par l’île du Sud.

L’un des avantages de voyager avec un Manu, c’est qu’il avait déjà une idée très précise de ce qu’il y avait à voir, contrairement à moi qui débarquait totalement et avait acheté mon Lonely Planet à l’aéroport ! J’ai fait un peu de devoirs tous les soirs pour rattraper mon retard, et finalement quand on s’y mettait tous on arrivait assez vite à décider de ce qu’on allait faire / voir ou pas (car même en 3 semaines il faut faire des choix).

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Nous n’avions évidemment pas planifié au jour le jour, mais nous nous étions dit que nous ferions moitié-moitié entre le Sud et le Nord, et c’est aussi comme ça que nous avons pu voir, au bout de quelques jours, ce qui serait réaliste ou non.

 

Nous avons d’abord commencé par un passage furtif à Christchurch (pour moi seulement quelques heures, mais Ben et Manu étaient arrivés la veille), où nous avons pu nous rendre compte de la violence du tremblement de terre de 2011. Même un an après toute la zone centre-ville est sinistrée (la red zone)

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et même si on sent une vraie énergie pour redonner vie à cette ville -qui aurait vraiment pu devenir une ville fantôme-, avec par exemple tout un quartier commerçant reconstruit avec des containers !

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des rues entières restent abandonnées et en ruines

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et portent encore les stigmates de ce drame : tous les bâtiments effondrés portent ces inscriptions barbares qui ont été réalisées au moment des fouilles à la recherche des survivants et des victimes

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Bref une ambiance un peu bizarre, mais intéressante à découvrir, pour nous qui avons la chance de ne pas vivre sur une faille sismique.

 

Après un stop à Akaroa, charmant petit village encore marqué par l’immigration française de jadis,

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quelques heures de conduite sur la scenic drive de la Banks Peninsula 

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(c’était le début on avait un peu la main lourde sur le déclencheur)

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et un passage obligé par la charmante bourgade de Géraldine (spéciale dédicace pour toi ma Gé, sache que tu as la chance d’avoir là-bas ton église, ta piscine, ton ciné, etc)

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nous avons commencé fort en termes de paysage spectaculaires, avec le lac Tekapo (Manu, si tu me lis, désolée d’avance si j’écorche les noms des lieux ou si je me mélange un peu les pinceaux… Benoit je sais que tu n’y verras que du feu) : sa petite église au bord de l’eau

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et des vues imprenables au cours de la ballade de 3h qui longe le lac.

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Plus bas le long de la côte nous nous sommes arrêtés pour voir les Moreaki Boulders, espèces de gros rochers ronds échoués sur la plage, comme d’énormes œufs de dinosaures.

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Plus au sud nous avons fait un arrêt à Dunedin,

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qui en plus de sa gare

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et de sa fabrique Cadbury

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est connue pour sa rue résidentielle la plus abrupte du monde. J’avais conduit jusqu’en haut la voiture de mon pote Per il y a 11 ans, mais cette fois-ci autant dire que vu la difficulté à pousser le van à plus de 90 km/h sur du plat, nous l’avons garé bien sagement tout en bas et sommes montés à pied.

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Il faut dire que la circulation n'était pas spécialement dense.

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Et pour la première fois j’ai vu une église transformée en pub !

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C'est aussi dans cette région que le P'tit Tigre s'est mis au thé.

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Sur le chemin des fjords du Sud-Ouest (appelés « sounds ») nous avons croisé les Miror Lakes

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et une forêt absolument envahie par la mousse : humidité garantie, mais ambiance feutrée étonnante !

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Nous avons été confrontés à l’immensité des montages et de l’autre coté à la beauté des fjords majestueux.

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L’étape suivante a été Queenstown. Pour nous pas de bungy jumping, sky diving ou autre sport à sensation, mais j’ai adoré cette ville jeune, hyper dynamique, où on sent que le sport de plein air, si possible un peu extrême, est légion.

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Idéalement placée entre lac et montagnes, elle avait forcément tout pour plaire.

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Avec en bonus le show des anglo saxons en ce jour de Saint Patrick… autant dire que tout le monde avait au moins une petite touche de vert dans sa tenue du jour.

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Direction ensuite le Fox Glacier : incroyable de pouvoir s’approcher aussi près d’un glacier !!

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Après être passé devant des champs entiers de rennes ( ??!!) ou peut-être de daims d’ailleurs

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nous avons roulé sur l’équivalent de la Great Ocean road, du côté de Punakaiki, célèbre pour ses "Pancake Rocks"

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puis après avoir déjeuné comme des princes, sur le meilleur emplacement possible :)

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nous avons goûté au froid de l’Océan Pacifique... enfin plutôt j’ai eu le courage de m’y jeter… en même temps je n’ai pas l’occasion tous les jours de ma baigner dans le Pacifique,

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Et c’est en arrivant dans un camping digne de ce nom le soir même que nous avons découvert la passion des néo-zélandais pour les trampolines ! Et en y prêtant davantage attention par la suite, nous nous sommes rendus compte que quasiment tous les campings en étaient équipés, et bon nombre de jardins particuliers aussi !

Une passion purement kiwi ? Non, loin de là ! Car ce petit cachotier de Benoît a choisi d’être au bout du monde pour nous révéler sa passion juvénile pour ce sport. Médaille de bronze d’Auvergne le jeune Benoît ! Oui madame. J’avoue que je ne sais toujours pas si je dois le croire ou non… comment se fait-il que ni moi ni Manu n’étions ou courant de ce passé glorieux? En même temps s’il bluffe il le fait fort bien car il a passé près d’une heure à enchainer figures et coaching.

La preuve en image :

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Oui, clairement nous n’avons pas tous grandi en Auvergne.

 

Un petit tour par Picton, son église néo-gothique avec un parc pour les plus jeunes enfants (pas bête après tout),

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ses cottages datant de l’arrivée des premiers colons en 1800 et quelques, mais malheureusement un peu trop rénovés à mon goût pour paraître authentiques

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et une maison en forme d’église bleue. On notera la cheminée en forme de croix qui bien sûr garantit l’illusion parfaite. Bravo monsieur.

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Après avoir défié le vent et la pluie, nous avons passé notre dernière nuit sur l’île du Sud, en espérant trouver un climat un peu plus clément dans le Nord.

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Mais quoi qu'il arrive, nous étions à peu près sûrs de retrouver notre coup coeur de la première partie du voyage : la Grizzly Beer au gingembre! A accompagner de préférence avec des saveurs plutôt sucrées : chips poulet-oignons caramalisés (les Red Rock Deli pour ne pas citer la meilleure marque de chips -je n'ai pas peur de le dire- au monde), ou même muffins au caramel... qui a dit qu'on ne pouvait pas se faire un peu plaisir dans notre van de playmobil?

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Prochain article : Nouvelle Zélande, l’île du Nord !

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 00:00

Après l’Australie, la Nouvelle Zélande.

N’ayant finalement pas pu aller à Fiji en raison du mauvais temps (même si à ce moment là je ne le savais pas encore), cette destination aura été la plus éloignée de « chez moi ». Je mets des guillemets car ces temps-ci j’ai du mal à savoir où est vraiment mon chez moi, ou du moins je n’arrive plus vraiment à m’imaginer dans ma vie d’avant, tout me semble si loin… Toujours est-il que lorsqu’on regarde un globe terrestre, la Nouvelle Zélande, en particulier le Sud, se trouve être à l’opposé de la France.

Etant partie depuis déjà longtemps et n’ayant eu que quelques heures d’avion depuis Sydney, Christchurch ne m’a pas tellement donné une impression de bout du monde (plutôt une impression de fin du monde mais je vais y revenir). En revanche, pour Benoît et Manu, qui m’ont rejoint depuis Paris, cela n’a pas du être la même histoire. Et pourtant, quand ils sont venus me chercher à l’aéroport, après avoir géré la location du van, ils avaient l’air super en forme.

 

Qui dit van dit de nouveau un road trip, mais un peu plus long cette fois-ci, et aussi un peu plus roots qu’en Australie ! Changement de décor, changement d’acteurs… les présentations s’imposent !

 

Tout d’abord le van : rien à voir avec une maison sur roues, non cette fois-ci c’était plutôt du genre compact.

Et vintage (pour ne pas dire vieillot).

En même temps le moteur en était à son 6ème tour (ou alors c’était le 6ème moteur ?) mais en tout cas nous avons passé en grande pompe la barre des 585 000 km (le compteur n'allait pas au-dessus de 99 999) :

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L’extérieur annonçait la couleur (sans jeu de mot) : un chamarré de orange et de marron sur fond blanc (à peine salissant),

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avec un nom plus qu’explicite «  Budget Campers » et une devise « Low rates, all day, every day ».

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Bref du bien cheap, mais sans aucun regret, car notre van était carrément plus fun que tous les Juicy, Spaceship et autres Britz que nous avons pu croiser ! Et franchement, n’avait-il pas une forme trop sympa ?

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La cabine était parfaite (bien qu'un peu raide sur le siège du milieu) puisqu’on pouvait être tous les 3 à l’avant… plus sympa quand on sait qu’on a fait plus de 6000 km… mais du coup quand même un peu raide sur le siège du milieu, très vite rebaptisé "la planche à pain" -c'est sans doute ça qui nous donne cet air un peu coincé sur cette photo.P3123126.JPG

 

Quand à l’intérieur, bon, il fallait passer outre la déco… très orange et bleu sale… et puis l’odeur de vieille moquette, on s’y fait très bien.

Mais honnêtement nous avions tout ce qu’il fallait :

- un super garde manger, avec placards et frigo… en réalité pas si grands que ça donc il fallait souvent aller au supermarché pour faire le plein, mais plutôt bien foutus

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- un coin salon avec table et banquettes… pour le petit dej dans les endroits un peu frais, et pour l’apéro et le dîner parce que la nuit tombait viteP3123128.JPG

 

- le soir ce petit coin douillet se transformait en lit, et surprise, une mezzanine se dépliait comme par magie (bon en réalité plus que de la magie il s’agissait tous les soirs d’une chorégraphie bien huilée qui impliquait une grande préparation puisqu’une fois tout le bazar déplié il restait environ 50 cm² en dehors des lits)

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- et puis nous avions également une gazinière et un bel évier

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mais bon, pas très grand et avec une réserve d’eau limitée, donc c’est vrai que nous avons pris la fâcheuse habitude de faire notre vaisselle dans les toilettes publiques… la grande classe !

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- au dessus de la cabine, notre grenier où l’on rangeait la table de jardin (si si), les chaises et les bouillottes (j’y reviendrai aussi)

-et même une petite table d’appoint qui se dépliait à l’extérieur du van, hyper pratique pour la préparation des sandwiches façon Taylor

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- avec bien sûr le barbecue qui va bien, indispensable pour un déjeuner 4 étoiles dans un décor de rêve

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Bon en revanche il est vrai que lorsqu’il fait mauvais… tout d’un coup l’espace intérieur semble bien petit…

et oui c’est ça aussi la vie en plein air, parfois il faut savoir dégainer le poncho de pluie !

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Nous avons aussi appris à comprendre la signification de certains voyants lumineux sur le tableau de bord… comme le petit chapiteau orange qui s’allumait quand le moteur avait besoin d’eau, c'est à dire à peu près tous les 2 jours.

Merci au gentil monsieur de la station service de Dunedin, car sans lui je crois que nous serions encore en train de regarder le moteur d’un air plus que dubitatif…

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Après quelques crises de rire (de panique ?) quand on déclenchait pour la 5ème fois d’affilée les essuie-glace au lieu des clignotants, et que la 3ème ne voulait décidément pas passer -conduite à gauche oblige, qui plus est avec un boitier de vitesses manuel-, nous n’avons eu plus qu’à gérer les bizarreries des routes néo-zélandaises, comme par exemple ce rond point traversé par des voies de chemin de fer…

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pas de stress, il n’y a qu’à suivre ce qui est indiqué sur les panneaux…

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De nouveaux acteurs aussi, avec dans les rôles principaux Ben, Manu et moi, fidèle au poste depuis 6 mois à ce stade de mon voyage, et ravie de les retrouver après si longtemps !

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Et quelques rôles secondaires, notamment le P’tit tigre, plus que jamais dans l’aventure

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et un invité surprise que nous n’avons malheureusement pas eu la chance de voir, mais que nous avons entendu et qui s’est bien régalé dans notre garde manger : Riton le rat.

Enfin on imagine que c’était un rat, ou en tout cas un rongeur (sans doute petit d’ailleurs car nous n’avons jamais compris comment il avait pu se faufiler dans le van et plus précisément dans nos placards), vu les marques de quenottes trouvées dans notre pain, notre beurre et un paquet de pâtes, alors que nous préparions notre petit déjeuner quelques jours à peine après avoir commencé le trip. Autant dire que Riton, même si nous n’avons aucune certitude sur la date de son arrivée ni celle de son départ, nous aura hantés toute la fin du trip. Le mot est un peu fort, mais nous avons quand même dû mettre en place moult ruses, leurres et autres barricades pour protéger nos vivres tout au long de notre périple.

 

Et puis il y a eu un passage éclair de Basil, notre basilic en pot (oui, on donne des noms aux peluches, aux animaux, aux plantes, je ne vois pas du tout de qui ça vient)… mais malheureusement l’Aerogard (spray anti-moustique à peine agressif) aura eu raison de lui, et quand il a commencé à avoir des taches bizarres sur ses feuilles nous avons arrêté de le consommer et nous avons décidé de le remettre en terre dans un camping. Une bien belle cérémonie.

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Malheureusement Manu aura sûrement eu raison en prédisant que le proprio allait sans doute lui passer un coup de tondeuse dessus dès le lendemain en n’y voyant qu’une mauvaise herbe.

 

Quant au décor, fini le désert australien, et bienvenue dans les grands espaces de cet autre bout du monde !

3 semaines de vie au plus proche de la nature.

Déjà parce qu’en Nouvelle Zélande, même sur les routes principales on a l’impression d’être au milieu de nulle part.

Et aussi parce que profiter de la Nouvelle Zélande en van c’est aussi expérimenter soit le camping sauvage (autorisé quasiment partout), soit le camping dans des lieux aménagés mais des plus basiques et perdus au milieu de nulle part P3133145

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généralement des toilettes sèches (un trou dans le sol avec un siège histoire de faire un peu plus propre), et dans le meilleur des cas une arrivée d’eau non potable (mais ce n’était pas systématique).

 

Et même s’il était franchement agréable de prendre une bonne douche après 3 ou 4 jours (ah, mais ils sont sales ils ne se douchaient jamais !!) et bien le fait de se laver les dents sous les étoiles tous les soirs, sans un bruit, sans une lumière, et d’avoir l’impression de faire partie d’un petit groupe de privilégiés avec les quelques autres vans qui partageaient le spot (ou pas d’ailleurs) valait largement ce léger désagrément.

Et se lever chaque jour au bord d’un lac, de la mer ou dans une forêt perdue dans la montagne aussi !

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Et puis le rationnement en eau et en électricité quand nous arrivions au 3ème ou au 4ème jour d’autonomie étaient finalement plutôt marrants !

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Et avec du recul, les quelques nuits archi-glaciales (l’isolement du van serait peut-être à revoir un peu…) et ce malgré les couettes, couvertures, sac de couchage, calçons longs, manches longues, chaussettes et même bouillotes, ne m’empêcheraient pas de refaire tout pareil si j’avais la chance de recommencer l’expérience !

 

Prochain article : Nouvelle Zélande, l’île du Sud !

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 00:00

Après les terres isolées du centre, cap sur la grande ville du Sud Ouest dont on dit qu’elle est l’une des plus isolées du monde : Perth.

Au Nord pas grand-chose jusqu’à Broome et bien plus haut Darwin, à l’Ouest l’Océan Indien, au Sud quelques villes côtières, et à plus de 2000km à l’Est, Adelaïde. Isolement relatif comparé à d’autres endroits du globe certes, mais c’est vrai qu’une fois à Perth on se sent assez loin des autres villes du pays.

Et là-bas on ne parle pas de Western Australia (le vrai de nom de l’état), mais de « WA » (prononcé « deubeul-iou-é »)… j’ai mis quelques secondes à percuter la première fois qu’on m’a demandé combien de temps j’avais passé « in WA », mais visiblement ça fait un peu pecnaud de dire Western Australia.

 

Donc me voici arrivée à Perth, pour quelques jours, avec comme objectif de profiter du climat chaud de la région et de faire le plein de soleil, ne sachant pas ce qui m’attendrait par la suite en Nouvelle Zélande.

Et je n’ai pas été déçue : ciel bleu à gogo et 39°C tous les jours !!

 

Contrairement à ce qu’ont pu me dire pas mal d’Australiens rencontrés en chemin (jaloux ?), de mon point de vue Perth vaut le coup d’être visitée.

Pour son climat incroyable déjà : pas un nuage, un ciel bleu comme on n’en voit généralement qu’à la montagne, un air ultra pur…

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A Perth, comme dans beaucoup de villes australiennes, les sports nautiques sont rois, surtout la voile, la planche, le kite. Tous les petits points sur l’eau là c’est des mecs qui s’éclatent après le boulot. Je mentirais en disant que ça ne m’a pas une fois de plus donné envie…

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Mais j’avoue que j’ai aussi bavé d’envie devant un film de ski projeté devant la bibliothèque… sous une chaleur à peine supportable !

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Et aussi parce que la ville en soi est très sympa : moderne bien sûr, mais aussi avec des quartiers plus « typiques », et des rues super animées grâce aux étudiants.

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Même si les bornes d’appel d’urgence dans les rues ne sont pas hyper rassurantes. Mais bon on ne s’enflamme pas, ça reste l’Australie, et même si j’ai vu l’une des seules altercations de tout mon séjour down under, c’était entre un videur de bar et un mec bourré.

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Sans oublier bien sûr les gens, vraiment chaleureux et accueillants. J’ai d’ailleurs retrouvé Oscar, rencontré au tout début de mon voyage, lors de mon séjour sur l’île d’Olkhone en Sibérie. Il était alors lui aussi en tour du monde, et est rentré à Perth avant noël.

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J’ai eu droit à une visite guidée avec passage obligé par la belle plage de Cottesloe,

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puis à un dîner chez sa maman (oui, à 21 ans tout juste le jeune Oscar vit encore chez sa môman avec ses 3 frères et sœurs)… super dîner familial, en toute simplicité, avec poisson et épis de mais au barbecue, un pur délice ! Et j’ai bien sûr été accueillie comme une reine, un peu gênée quand même de débarquer à l’improviste et les mains vides, mais toute la famille a semblée fascinée qu’on se retrouve 6 mois plus tard alors qu’on n’avait passé qu’une journée ensemble ! Encore une fois la magie des rencontres du bout du monde :)

Et en rentrant j’ai eu un aperçu de Perth by night avec sa skyline. C’est toujours sympa d’avoir une visite guidée avec un local !

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Et puis pendant mon séjour se déroulait le Perth Festival. A un jour près j’ai manqué Bonnie Prince Billy, mais j’ai quand même pu profiter du jardin créé pour l’occasion et hyper agréable par ces chaudes soirées d’été. 

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Puis chose promise (à moi-même), chose due (d’autant plus !) : les plages !

D’abord Bunburry, dans une petite maison près de la plage en guise d’hostel.P3023000

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Chambre pas terrible, mais c’est dehors qu’il fallait être :

-soleil de plomb, avec des parasols géants sur les plages

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- petite ville balnéaire avec ses « petites » maisons au bord de la merP3033002


et son phare aux airs de fusée de Tintin

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- plages de rêve et eau turquoise

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… bref, de longues heures bien pénibles passées au soleil en ce début du mois de mars

 

Ensuite Dunsborough, avec un hostel littéralement sur la plage !

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Emplacement absolument canon, je n’ai quasiment pas bougé dde l'hostel, entre plage et dévorage de bouquins à l’ombre des arbres du jardin.


Par contre un des hostels les plus bordéliques de mon voyage (so far) : des chambres dans un état apocalyptiques, parce que majoritairement occupés sur des longues durées par des « working hollidays visas » venus travailler dans les vignes environnantes

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et une cuisine canon, mais qu’il ne fallait pas tenter d’utiliser aux heures de pointe...

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Il y a des moments où même dans un lieu top on ne peut s’empêcher de penser quelques secondes à son petit chez soi ! Mais c’est de courte durée car une fois encore avec un temps pareil c’est à l’extérieur que ça se passe, du petit matin jusqu’au coucher du soleil.

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Et enfin dernière étape avant de reprendre l’avion : Freemantle.

On m’avait promis le plus beau coucher de soleil du monde… j’attends d’avoir fini mon voyage pour me prononcer, mais c’est vrai que voir le soleil se coucher sur l’eau, sans une once de brume, et mettre feu à l’océan fait partie des beaux moments de cette année…

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A 30 min à peine en train de Perth, cette « banlieue » a tout pour plaire :

- des rues mignonnes comme tout

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- des peintures rigolotes sur les murs

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- une marina hyper agréable le soir

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- et bien sûr des plages à tomber

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- toujours avec ces grandes pelouses… un must quand le vent se met à souffler trop fort sur le sable. Oui je sais, j’ai des gros soucis. « First world problems » comme m’a appris il y a quelques jours à Buenos Aires ma copine Kimberley.

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Puis un dernier passage à Sydney, le troisième, pour profiter le temps d’un week-end de Manuella et des plages des Eastern Suburbs, avant de les quitter pour de bon…

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Shark Bay, avec son filet anti-requins… les requins dans la baie de Sydney ce n’est pas une légende !

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Et bien sûr Coogee !!

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Fin du chapitre Australie, avec évidemment un passage obligé par la boutique Lonely Planet (canon !!) de l’aéroport de Sydney !

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Prochain article : Nouvelle Zélande, île du Sud !

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 00:00

Contrairement à ce que pourrait laisser penser mon dernier article, nous n’avons pas fait que prendre l’apéro lors des 15 jours passés avec Papa et Maman en Australie.

Nous avons aussi roulé.

Beaucoup roulé.

Plus de 3500 km depuis Adélaïde, et à peu près 1500 km de ligne droite sur la Stuart Highway, dont le nom ne vous dit peut-être rien, mais qui pour nous est devenu une route mythique.P2232500


Beaucoup de route donc, mais quelle expérience ! Notre but était bien sûr d’atteindre Uluru, l’énigmatique centre rouge de l’Australie, mais une fois encore il s’est avéré que le voyage -au moins autant que la destination- fait bel et bien partie de l’aventure.

Je sais que les nombreuses photos ci-dessous ne pourront jamais être totalement fidèles à ce que nous avons vu de nos propres yeux, et je sais aussi que je vais avoir du mal à décrire les paysages extraordinaires qui ont été le décor de ce road trip exceptionnel. Nous en avons vraiment pris plein les yeux, et ceci à notre plus grande surprise car aucun de nous trois n’avait imaginé pouvoir être autant marqué par des paysages pourtant plats et parfois monotones… mais tellement beaux !

 

J’ai quitté les plages de la côte non sans un petit pincement au cœur, même si je savais que je les reverrais avant de quitter l’Australie…

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.. mais toujours avec mon pansement qui pour le coup commençait à franchement m’agacer !

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Nous nous sommes donc lancés à l’assaut de la fascinante Stuart Highway, une route qui traverse de part en part l’Australie, reliant Adélaïde à Darwin tout au nord, avec un embranchement tout à fait au centre, qui mène jusqu’à Uluru.

Une route fascinante à bien des égards :

- d’abord parce que c’est quasiment le seul endroit où on croise les « road trains », ces monstres roulants à 3 remorques gigantesques, qui filent à toute allure et qu’il est quasi impossible de doubler

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Autant dire qu’avec le camping-car nous étions proches d'un remake de la pub Volkswagen Sharen ("-Bon les enfants s'il vous plaît derrière un peu de calme, papa va doubler -Papa il peut pas, papa il peut pas, papa il peut pas! - Ah non mais attendez si c'est comme ça papa il a plus envie de double hein! Papa il doublera plus de la journée si il faut hein!")

 

- aussi parce qu’avec une moyenne de 3 à 4 autres véhicules croisé par jour (j’exagère à peine), on a vraiment l’impression de vivre une expérience unique : la plupart des touristes qui se rendent à Uluru atterrissent à Alice Springs et bien peu ont le courage (ou la folie ?) d’emprunter la portion sud de la Stuart Highway

 

- une route bien entretenue, mais sur laquelle il faut souvent rouler jusqu’à 100 ou 150 km avant de trouver de l’essence ou de l’eau

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- ambiance Bagdad Café garantie pour ces stations-service perdues au milieu de nulle part et dans lesquelles on trouve un peu de tout : essence bien sûr, mais aussi victuailles en tout genre (c’est le seul commerce pour les habitants du bush qui parcourent des dizaines de kilomètres de piste sans trouver âme qui vive), permanence médicale une fois par mois (!) assurée par les célèbres flying doctors qui parcourent le bush à bord de petits avions depuis les débuts de l’aéronautique, ou encore relais postal

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- une nature intacte puisque cette partie désertique de l’Australie a été restituée aux aborigènes et reste pour eux une terre sacrée

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- des aires de repos nombreuses, mais plus que rudimentaires : un bout de piste non asphalté, avec généralement une poubelle et une ou deux tables en plein cagnard (39°C en plein soleil), et dans le meilleur des cas une réserve d’eau de pluie, dont il était indiqué que la consommation était à nos risques et périls… à peu près au frais dans notre camping car même si la clim à fond n’était pas d’une grande aide, les arrêts réguliers sur ces aires nous faisaient prendre toute la mesure de l’hostilité du climat dans ces contrées reculées

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- des campings isolés, simples, parfois presque désolés vu l’aridité des contrées traversées, mais toujours accueillants (si si je vous assure)

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même s’il ne fallait pas se louper dans le choix de nos étapes, entre le niveau d’essence à gérer vu l'espacement des stations services, l’atlas sur lequel figurait l’emplacement des campings mais qui n’était pas toujours à jour (campings inexistants ou fermés)

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et bien sûr la nuit qui tombait vite en pendant laquelle nous évitions de rouler pour ne pas risquer de percuter les kangourous imprudents (on en voyait tous les jours des dizaines renversés sur le bas côté)

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- et bien sûr les paysages ! Avec toujours 5 couleurs dominantes en toile de fond de nos journées (et donc de toutes les photos !) : le bleu du ciel, le blanc des nuages qui apparaissaient invariablement en milieu de journée (des nuages tout droit sortis des dessins animés pour enfants : bien blancs, parfaitement dessinés, aux contours arrondis, et qui donnaient vie à ce ciel profondément bleu), le vert de la végétation (adaptée au climat mais bien présente), le rouge de la terre (de plus en plus intense à mesure qu’on approchait du centre), et le gris de l’asphalte qui défilait sous nos roues.

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- des paysages semblables, mais dont la végétation variait en réalité au fur et à mesure que l’on avançait

Comme hypnotisés par ces paysages (d’ailleurs souvent proches de l’image que je me fais de la savane africaine, à tort ou à raison… il faudra que j’aille vérifier cela un de ces jours), nous ne nous ennuyions pas sur ces lignes droites pourtant interminables (Papa a calculé une fois plus de 11 km sans le moindre semblant de courbe)

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Et c’est sympa d’avoir la vue depuis sa fenêtre de cuisine qui change constamment !

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- et dans ce décor insolite, on croise des personnages insolites, comme les quelques fous furieux qui avaient décidé de rouler à vélo d’Adélaïde à Darwin… c’est plus de 3000 km !!! (entres autres une Allemande, et quelques centaines de kilomètres plus loin un Espagnol), ou encore cette femme qui marchait le long de cette route (absolument déserte je le rappelle) avec sa valise à roulette et son parapluie 

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des choses insolites, comme cette fusée, triste reste des essais de tirs effectués dans la région

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ou bien cette voiture, remorquée par un camping car !

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Plus tard en Nouvelle Zélande j’aurai l’occasion de revoir cette pratique étrange, et elle prendra alors tout son sens : quand on voyage avec une véritable maison sur roues, il est agréable de pouvoir laisser sa maison et se déplacer avec moins de 5 tonnes quand on arrive dans une ville par exemple.

 

L’une des grandes surprises (ou hallucination ??) de ce trajet a aussi été la ville de Cooper Pedy, célèbre -dans la région du moins, enfin à 100km à la ronde… c'est à dire jusqu’à la station service la plus proche- pour ses mines d’opale.

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En synthèse : « du grand n’importe quoi au milieu de nulle part », une description maison qui s’est imposée d’elle-même alors que nous commencions à la visiter.

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En effet, dans cette ville (si l’on peut l’appeler ainsi car il n’y a que quelques rues dont seulement une ou deux goudronnées),

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qui est absolument perdue dans le désert australien, et avec rien à littéralement des centaines de kilomètres à la ronde, tout ou presque tourne autour de l’industrie minière :

- le sol de la région est un vrai gruyère : les machines creusent sans cesse à la recherche de la richesse locale, ce qui produit des millions de monticules visibles à perte de vue

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- la ville elle-même a été fondée sur les carrières… et la grande spécialité architecturale est la construction  troglodyte ! Et ça marche pour tout : des maisons, des hostels et même une église entièrement creusée dans la roche !

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L’avantage : une garantie de fraicheur même par 35°C (quand le soleil ce couche… je vous laisse imaginer la fournaise en pleine journée !)

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Au-delà de l’opale, deux autres caractéristiques étonnantes dans cette ville perdue dans le désert :

- les restes des tournages de science fiction des années 70-80, avec de vieux vaisseaux en carton pâte (ou en fer et en bois !!) qui sont exposées fièrement… ou sont laissées à l’abandon depuis des décennies, tout dépend de la façon dont on voit les choses

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- car la deuxième caractéristique de cette ville, sans doute liée à son isolement, est qu’elle est truffée de vieux objets justement laissés à l’abandon, comme par exemple des carcasses de vieilles voitures !

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Enorme séance de fou rire, peut-être un peu liée à la fatigue, mais aussi surtout liée au sentiment de se retrouver tout à coup dans une sorte de monde parallèle, dont je me demande encore s’il existe vraiment…

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Quoi qu’il en soit cela ne nous a pas empêché de savourer un fabuleux coucher de soleil sur le désert, avec le combo gagnant bière + chips (je précise que Maman a planqué sa bière sur la photo). Au passage, les piqûres de bed begs sont toujours là, mais plus le pansement !!

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Peu après nous avons bifurqué plein ouest, en direction d’Uluru (qui était appelé il y a quelques années encore l’Ayers Rock, mais dont le nom aborigène est désormais respectueusement utilisé). La terre a commencé à devenir sableuse et rouge, comme dans le bouquin sur l’Australie qui nourrit mes rêves depuis plus de 10 ans…

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et enfin nous l’avons aperçu au loin !

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La chaleur était à peine supportable, le soleil nous brulait la peau, mais peu importe, nous y étions !!

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Nous avons tout d’abord tenté de nous rafraîchir un peu dans les Olgas, magnifiques formations rocheuses aux teintes proches de celle d’Uluru,

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et ce fut un bon prélude avant d’accéder au clou du spectacle : le coucher du soleil.

Après avoir trouvé le spot idéal, à l’écart des autres touristes -seul un charmant espagnol qui voyageait en vélo nous a rejoint pour partager ce moment unique-, nous avons ouvert grand les yeux et aprrécié : le soleil se couchait dans notre dos, mais le spectacle était bel et bien face à nous !

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Voir Uluru changer de teinte de minute en minute se raconte difficilement malheureusement… Et je suis à court de superlatifs !

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Puis le lendemain, réveil aux aurores pour le lever du soleil, absolument magique.

Nous avons choisi de revenir au même endroit que la veille au soir, alors que nos guides touristiques conseillaient de changer de lieu pour avoir une nouvelle perspective.

Mais nous savions que nous allions de toute façon contourner le rocher plus tard et que nous aurions tout loisir de l’observer sous toutes les coutures.

Et nous voulions aussi revenir précisément au même endroit pour voir les changements de couleur entre l’aube et le crépuscule.

Et comme nous avons bien fait !!

Déjà il semblait que nous ayons été les seuls à faire ce calcul : alors que nous pensions nous retrouver sur un parking rempli de touristes, nous nous sommes retrouvés seuls au monde, à installer la table du petit déjeuner dans la nuit, à la lueur de la frontale.

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Et quel spectacle ! Un moment magique où nous avons vu le ciel se métamorphoser, les étoiles disparaitre, pour faire place d’abord à une ombre imprécise, puis à la forme bien dessinée du rocher, et enfin à une lumière qui allait se développer, se réchauffer de minute en minute pour finalement laisser apparaitre le soleil, pile derrière Uluru. Un moment unique, et le petit déjeuner le plus incroyable de mon aventure (so far !)

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Avec le soleil sont arrivées les mouches, ravies de nous tourner autour et ayant pour unique but de s’infiltrer dans nos bouches et de se poser sur nos paupières… c’était juste après qu’une colonie de fourmis ait envahi chaque centimètre carré de notre table, de nos chaises et bientôt de nos jambes. Hostile je disais…

 

Puis nous nous sommes approchés de ce gros rocher de quand même 350m de haut et environ 3 km x 2 km !

Nous avons choisi d’en faire le tour et de ne pas en faire l’ascension : celle-ci est permise, et même encadrée, mais en même temps il est demandé de ne pas le faire ! Drôle de façon de gérer la chose, mais toujours est-il que pour les aborigènes c’est un lieu sacré et que nous avons préféré respecter cela, même si je ne doute pas que la vue du désert doit être assez grandiose de là-haut!

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Le tour du monolithe fait près de 9,5 km, et par endroit il est interdit de prendre des photos, toujours parce qu’il s’agit d’un lieu éminemment sacré pour les aborigènes. Mais finalement ce n’est pas plus mal car cela permet de vraiment observer et d’emmagasiner les images dans sa mémoire, chose que l’on occulte un peu quand on est concentré sur la recherche de la meilleure perspective pour prendre des tonnes de photos. Et je sais de quoi je parle, je suis la première à le faire !

Mais bon on ne s’emballe pas, j’ai quand même pas mal mitraillé et par endroit on pouvait même toucher la roche, alors nous ne nous en sommes pas privés. C’était Uluru quand même !

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Au début la lumière était un peu écrasante avec le soleil de face,

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mais après l’avoir contourné, il apparaissait encore plus majestueux. Avec toujours ce ciel bleu et ces arbres verdoyants : il pleut fréquemment en fin d’après midi (d’où les nuages qui se forment chaque jour, ou inversement).

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La fin de notre périple nous a menés à Alice Springs, bien étrange ville un peu perdue au milieu de ce continent et qui semble loin de tout, et pour nous difficile d'accès vu le chemin parcouru!

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J’en avais rêvé aussi, mais ce n’était pas vraiment ce à quoi je m’attendais.

Des rues plutôt vides, pas grand-chose à faire dans cette ville devenue quasi exclusivement le point de départ des excursions vers le Red Center.

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Mais l’occasion de déguster un bon steak dans un resto (après 15 jours de repas maison dans le camping-car)

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et quand même aussi, même si c’est moins plaisant, de voir de plus près le problème d’intégration des aborigènes, dont les ancêtres ont été privés de leurs terres, mais qui sont toujours bel et bien présents dans cette région.

Certes la bonne volonté est là

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mais la réalité est que la communauté aborigène est, à Alice Springs tout particulièrement, complètement en marge de la société. Les aborigènes vivent dans la ville mais ils passent leurs journées à littéralement errer sans vraiment savoir où aller, leurs vêtements ne sont pas en lambeaux mais presque, ils sont souvent pieds nus, souffrent pour la plupart d’obésité et les pensions qu’ils perçoivent du gouvernement semblent passer quasi intégralement dans l’alcool qu’ils boivent à toute heure du jour et de la nuit dans les parcs et sur les bancs. Ceci-dit, contrairement à tout ce qu’on avait pu nous dire, nous n’avons fait l’objet d’aucune agression verbale ou physique, et j’ai plutôt eu l’impression qu’ils étaient habitués aux touristes et n’en avaient que faire.

J’avais déjà été confrontée à cette marginalisation à Cairns, mais dans une bien moindre mesure.

J’imagine que l’Australie fait face à un vrai dilemme de société et loin de moi l’idée de vouloir lancer sur ce blog un débat sur l’intégration, mais il reste qu’en tant que touriste, je n’ai pu m’empêcher de relever cet état de fait et, humainement parlant, de trouver cela assez triste.

 

Prochain article : Perth et la côte Sud Ouest !

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 00:00

Aujourd’hui je suis assise sur un banc du Jardin Japonais de Buenos Aires pour échapper au tumulte de la ville sans pour autant rester enfermée dans mon hostel. Ce serait criminel par un si beau temps. Et oui, j’ai l’immense luxe de pouvoir décider de passer l’après midi dehors pour profiter du soleil et des températures encore estivales malgré l’hiver qui approche dans l’hémisphère sud.

Ce décor zen et coloré me fait prendre la mesure du chemin parcouru depuis Tokyo, où j’étais il y a très exactement 6 mois. Comment ne pas prendre un coup au moral en écrivant ces mots ? Et en même temps cela me donne une fois de plus l’occasion de réaliser ma chance, non pas unique car je ne suis pas la seule à réaliser ce grand voyage, mais tellement incroyable que je me lève encore souvent le matin en me demandant si ce que je vis est bien réel.

Ca l’est, et je vais reprendre le fil de l’aventure en Australie, il y a 2 mois, avec la première partie de la longue route qui allait nous mener, mes parents et moi, à Uluru.

 

La première étape de ce long périple a été la rencontre avec notre camping-car, qui allait devenir notre maison sur roues pendant 10 jours.

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Je parle de « rencontre », car tel un nouvel ami, il a d’abord fallu l’apprivoiser (séquences freinage d’urgence plus que chaotiques au début !),

conduire à gauche (« non l’autre gauche !! »)

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puis apprendre à le connaître (ah d’accord, le témoin d’huile qui s’allume tous les 100km c’est normal, il suffit juste de s’arrêter sur le bas côté et d’ouvrir le capot quelques minutes pour refroidir le moteur Volkswagen non habitué aux climats extrêmes !)

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Ensuite nous avons passé des moments inoubliables ensemble (au volant avec une position  surélevée bien appréciable… surtout quand on a la vison un peu altérée par un gros pansement en plein milieu du visage,

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déjeuners rapides à l’ombre du auvent,Great-Ocean-Road-0485.JPG

 

ou même juste à côté en contemplant la beauté du lever de soleil sur Uluru).

Puis comme souvent dans les rencontres fortes mais éphémères du bout du monde, il a fallu nous séparer, non sans un petit pincement au cœur, d’autant que cela coïncidait avec le départ de mes parents vers Sydney puis la France, et de mon côté j’allais m'envoler vers Perth et ses environs.

Je parle aussi de « maison », car nous avons eu la chance (?) d’être surclassés et de nous retrouver avec un camping-car tout équipé pour 6 personnes… quasiment de la taille d’un petit studio parisien. Un véhicule de plus de 2 tonnes bien difficile à manœuvrer (+ 10 points pour un créneau en ville, - 5 points pour une barrière enfoncée en marche arrière),

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mais avec tout le confort possible et imaginable : cuisine entièrement équipée avec réfrigérateur, plaques de cuisson et micro-ondes, salle de bain totalement opérationnelle, des couchages et des coins repas plus qu’il n’en fallait, le petit coin repas qui va bien à l’intérieur, la petite table qui va bien dehors, et tellement de rangements qu’on mettait une bonne vingtaine de minutes à tout ranger et tout sécuriser avant chaque départ.

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D'ailleurs, nous avons appris à nos dépends que dans un camping-car le moindre oubli est fatal : combien de fois le frigo fermé un peu rapidement s’est-il ouvert et délesté de tout son contenu ! Bon il faut dire que bourrer le bac à légumes de bières pour l’apéro n’était pas la meilleure idée.

 

Bref, les connaissances étant faites, et le camping car baptisé comme il se doit

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nous voilà partis sur cette route mythique qu’est la Great Ocean Road. Le début de notre road trip familial sur ces terres lointaines

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Une route magnifique et agréable à conduire avec en chemin une multitude de points d’intérêt :

- la ville de Torquay tout d’abord, dans laquelle l’engouement australien pour le surf est né : une station balnéaire tout ce qu’il y a d’australien, avec ses bâtiments récents et ses commerces

mais des plages grandioses

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bordées de cette variété de sapin qui est tellement exotique pour nous (les pins Norfolk si je ne me trompe pas… Manu me corrigera) et qui sied tellement bien à ces décors de carte postaleP2182287.JPG

 

- d’autres villes, moins touristiques, plus typiques

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avec des clubs de bowling sur herbe (une sorte de pétanque mais avec des boules en bois dont la forme particulière crée une trajectoire incurvée), fréquentés essentiellement par la frange la plus « mature » de la population, et pour certains même dans le plus pur respect des codes vestimentaires (tenues blanche et chapeau coordonné)

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des terrains de golf où nous n’avons pas vu l’ombre d’un joueur mais seulement des familles de kangourousGreat-Ocean-Road 0453

 

et partout dans les arbres des oiseaux colorés comme des perroquets

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et des koalas à l’état sauvage (mais pas bien plus vifs que ceux que j’ai pu voir auparavant dans des réserves)Great-Ocean-Road 0460

 

avec bien sûr tout un business autour de ce mignonet petit animal : tout le monde y va de son dessin ou de sa pancarte pour faire craquer les touristes

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- et puis bien sûr les merveilles naturelles aux noms évocateurs :

Les douze apôtres, formations rocheuses qui s’élèvent majestueusement hors de l’eau

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Bells Beach avec ses falaises encerclant la plage

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et Papa qui a bravé les vagues avec brio

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ah non apparemment ce n'était pas lui !

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et toutes les autres plages dont j’ai déjà oublié le nom mais dont les images restent bien gravées dans ma mémoire

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des arches, des ponts, et autres points de vue à couper le souffle

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- et aussi des campings tous plus impeccables les uns que les autres (nous avons vite compris que c’était la norme dans ce pays où camper est une deuxième nature), et dans lesquels chaque soirs nous rechargions nos batteries... -pour cela rien de tel qu’un bon apéro au coucher du soleil-

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d'ailleurs, la brasserie australienne XXXX a eu la bonne idée d’intégrer le jeu « pierre-ciseaux-feuille » sous ses capsules de bière d’été… c’est tout bête mais j’ai trouvé ça top

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... et celles du camping-car (c’est bien sympa le frigo et les illuminations façon Versailles, mais ça consomme !)

 

- et enfin en chemin quelques régions viticoles renommées dans lesquelles Papa et Maman ont goûté et acheté quelques crus locaux.

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Ma mésaventure à Brisbane m’avait bien sûr ôté toute envie de charger mon sac du moindre gramme supplémentaire.

 

Au bout de 5 jours à un rythme soutenu mais agréable nous avons atteint notre dernière grande étape avant la montée vers le cœur de l’Australie, Adélaïde.

Ce nom de ville m’avait toujours fait rêver, et pour moi Adélaïde était un passage obligé en AustralieP2212444-copie-1.JPG

 

mais nous n’avons pas souhaité nous y attarder plus d’une journée (l’appel des grands espaces de l’Australie Centrale !).

Une ville qui m’a quand même parue très agréable avec ses grandes avenues et sous son ciel bleu

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et qui dit ciel bleu dit cours de sport en extérieur!

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ainsi que sa plage au sud

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où nous avons profité de la fin de la journée pour nous délecter d’un verre de vin local face à un coucher de soleil magnifique (une fois de plus)

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Prochain article : Central Australia !

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 00:00

Hola ! Estoy en Argentina !! (pour un vocabulaire plus riche, je commence les cours d’espagnol aujourd'hui à Buenos Aires)

Ca y est, enfin sur ce continent Sud Americain auquel j’ai tant rêvé ! Cela signifie aussi malheureusement que j’entame le dernier volet de mon voyage… mais pas de panique, il me reste encore près de 5 mois de cette aventure dont je ne me lasse décidément pas.

 

Et pour l’heure, place à la suite de mes péripéties australiennes (avec deux mois de retard).

En écrivant cet article avant-hier je pensais avoir plusieurs heures devant moi, mais tout le monde était finalement en train de se réveiller... j'ai passé le week end de Pâques dans la maison de campagne de la famille de Lucio, avec sa femme -tous les deux rencontrés en Indonésie- et une dizaine de leur potes. Ambiance argentine garantie, mais je vous raconterai ça plus tard. Tout ça pour dire que je vais essayer d’aller à l’essentiel.

 

Ma descente vers le sud de l’Australie m’a donc conduite à Melbourne, avec en chemin un passage express à Sydney.

Cela m’a permis de déjeuner avec Manuella tout près de son agence (sympa de passer 1h avec sa cops du bout du monde comme si de rien n’était), mais aussi et surtout de visiter un nouvel hôpital ! Et oui, mon nez ayant dégonflé, il était temps de consulter un médecin pour évaluer les dégâts. Et quand on voyage, qu’on n’est pas domicilié dans le pays dans lequel on se trouve et qu’on a une assurance de voyage, le plus simple pour accéder à des soins médicaux est de se rendre aux urgences. Donc re-belotte -dans un hôpital proche de mon hostel-, mais cette fois-ci je n’ai pas eu à attendre des heures. Le diagnostic de la fracture a été confirmé, mais le médecin urgentiste n’a pas pu me dire à quel point le nez était dévié (ce n’était donc pas trop défigurant...) et comme le service ORL n’avait pas de dispo ce jour-là, il m’a conseillé de revenir le lundi suivant. Devant être à Melbourne au plus tard le mardi pour l’arrivée tant attendue de mes parents, j’ai pris la décision d’y partir au plus vite, sans passer par la case Canberra. Tant pis pour la capitale.

 

Après une nuit de bus sur des routes impeccables et avec un chauffeur prudent (ça change de l’Asie), mais sur un siège trop peu inclinable à mon goût, je suis arrivée un dimanche matin ensoleillé à Melbourne.

Comme je ne pouvais pas accéder à ma chambre avant le début d’après midi, je me suis lancée directement à l’assaut de la ville.

Une ville super sympa, très jeune et pleine de vie :

- avec des animaux en peluche géants qui jouent de la musique dans la rue (ces deux là ont été photographiés à des moments et des lieux différents)

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- des petits manteaux de laine autour des arbres : c’est un collectif d’artistes qui fait ça, c’est vachement sympa ça apporte de la couleur dans le centre ville

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- des très beaux bâtiments

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- une ville moderne aussi avec ses buildings, le tout à quelques minutes de la plage

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- Saint Kilda la partie résidentielle de la ville, les pieds dans le sable, avec son Luna Park

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- et lors de mon passage le festival de musique de Saint Kilda, avec plusieurs scènes sur des grandes pelouses au bord de la plage et le soleil couchant en toile de fond

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- un vent qui en fait un vrai paradis pour les windsurfeurs et autres kite surfeurs, qui se régalent notamment au coucher du soleil

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- des vélos sur le même principe que les Velibs, que j’ai d’ailleurs utilisés pour m’approprier le plan de la ville et aller à la plage

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- des vélos, des vélos, encore des vélos… même pour tracter son matériel de kite !

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- une ville de sportifs : quand on n’est pas sur l’eau, on court, on marche, on fait des abdos, des pompes, des tractions

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Puis dès le lundi matin à 7h j’étais à l’hôpital (nouvelle étape dans mon tour d'Asutralie des  service d’urgences !), et deux heures plus tard rendez-vous était pris pour une chirurgie réparatrice le surlendemain ! Mon nez était à peine dévié, mais le chirurgien m’a conseillé de leur faire redresser immédiatement, pour ne pas le regretter plus tard. J’ai appris plein de choses avec cette mésaventure : en plus de ma découverte des hôpitaux australiens (et ça ce n’est pas dans le Lonely Planet !), j’ai appris qu’on dispose de 10 à 15 jours pour faire redresser un nez fracturé, sinon il faut attendre un an que l’os se soit solidifié et il faut recasser le nez. Il va sans dire que j’ai choisi l’option « right now », pas question de déguster une seconde fois et de me retaper les yeux au beurre noir !

 

Parfait timing, puisque le lendemain arrivaient mes parents, pour une visite prévue de très longue date, et qui se concrétisait enfin.

Je les ai récupérés à l’aéroport à 6h30 du matin, plutôt frais après 30h de voyage !

Et là ils m’ont sciée : à peine le temps de prendre un petit dej et on partait tous les 3 à l’assaut de la ville.Central-Australia 0302Central-Australia 0318

 

En grands experts, ils n’ont pas perdu une minute : passage à l’office du tourisme, tour de la ville en bus pour un premier aperçu, déjà les premières photos étaient dans la boite et je n’en revenais toujours pas : moi qui pensais qu’ils allaient être terrassés par le voyage et le décalage horaire, ils étaient en bien meilleure forme que moi !

Malheureusement nous avons eu un peu de pluie dans les jours qui ont suivi, mais pas de quoi nous décourager ! Et c’était chouette de me laisser guider un peu pour une fois, d’autant qu’ils préparent toujours bien leurs voyages et qu’ils ont l’art de tomber sur les endroits top pour grignoter en milieu de journée !

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Ces premiers jours ensemble ont été assez chargés, et déjà le temps semblait passer trop vite ! D’autant que cette histoire de nez cassé m’occupait pas mal !

Dès le lendemain je suis donc partie me faire opérer : au début je faisais la maligne, car ça me faisait marrer de me retrouver dans cette situation, à devoir me mettre en blouse d’opérée avec les petits chaussons bleus comme dans les séries TV

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Mais j'avoue que quand je me suis retrouvée à la porte du bloc opératoire je me suis dit le temps d’un instant que cette petite plaisanterie n’était pas vraiment au programme de mon tour du monde !


Heureusement, le système de santé australien est vraiment au point (et le fait de n’avoir à avancer aucun frais, ou très peu proportionnellement au montant astronomique de l’opération, a quand même bien facilité les choses), avec des infirmières aux petits soins, qui expliquent hyper bien les choses, qui prennent le temps de rassurer, qui ont le sourire, le tout dans des locaux ultra modernes… Et puis les techniques d’anesthésie générale ont visiblement vraiment évolué en 20 ans : j’avais un souvenir d’une sensation désagréable au moment de l’injection et d’un réveil affreux lorsque je m’étais fait opérer des bras (en même temps j’avais 10 ans). Là les injections m’ont donné le sentiment d’avoir les jambes en coton et, comme me le disait l’anesthésiste hyper sympa, d’avoir bu juste un tout petit peu trop de champagne… et la chose suivante dont je me souviens, c’est un réveil tout en douceur, un peu dans les vapes pendant une petite heure, mais vraiment rien d’affreux.

Seule ombre au tableau, le gros pansement-atèle sur mon visage, à garder pendant une semaine. Rien de bien méchant, mais pas hyper pratique ni confortable, et c’était reparti pour me faire dévisager par tout le monde !

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Mais cela ne m’a pas empêchée d’accompagner mes parents pour aller dîner chez Mei, la prof d’anglais qui donnait des supers cours à Maman à Lyon, et qui est revenue vivre à Melbourne depuis quelques mois.

Une super opportunité pour nous trois de prendre un vrai repas australien, chez des australiens.

On a été accueillis comme des rois, avec apéro traditionnel et le sacro-saint barbecue… tout un rituel, surtout quand on a droit à du kangourou grillé !!

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Notre dernière soirée à Melbourne nous a conduits dans un super petit resto italien : la salle minuscule était pleine, nous avons donc eu la chance de dîner sur la grande table dans la cuisine. Non seulement les pastas cuisinés sous nos yeux par la mama sur ses grands fourneaux étaient délicieuses, mais en plus nous avons partagé vin et discussions avec un groupe de canadiens et australiennes ultra joviaux ! Un de ces moment assez improbables mais vraiment top… et super à partager avec mes parents.

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C’est sur cette note gourmande que je suis rentrée passer ma dernière nuit à l’hostel. A ce moment là je ne le savais pas encore, mais les piqûres que je prenais pour des boutons de moustique étaient en fait l’œuvre des bed bugs affamés de mon dortoir !

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Vrai fléau notoire dans les hostels d’Australie, je suppose que me faire piquer par ces petites punaises qui se cachent dans les literies et se nourrissent exclusivement de sang humain faisait partie de l’expérience. Mais quand même, 167 piqûres sur tout le corps (!!!), qui m’ont démangée à m’en rendre folle pendant 15 jours, en laissant pour certaines de belles cicatrices, et ce malgré un cure d’anti staminiques forts et des kilos de crèmes à la cortisone… je m’en serait bien passée.

L’Australie, un ami qui vous veut du mal ?

 

Prochain article : la Great Ocean Road ! 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 01:00

Voilà, vous l’attendez tous depuis des semaines, certains lecteurs assidus me relancent même depuis le Japon, il est donc temps pour moi de vous dévoiler la façon dont je me suis retrouvée avec la tête d’une femme battue au moment même où je me disais « ça a l’air vraiment canon Brisbane, je pense que je vais bien me plaire ici ».

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Bien sûr, j’aurais adoré pouvoir raconter une histoire incroyable, de celle que vous auriez pu vous-même reprendre en parlant d’un truc pas possible qui est arrivé à une copine alors qu’elle était en tour du monde…

J’ai d’ailleurs essayé de choper des idées auprès de certains d’entres vous sur Facebook, mais non décidément, je n’arrive pas à monter de toute pièce une histoire qui tienne la route.

Alors voilà la vraie histoire du nez cassé, même si je sais que cette réalité risque de vous paraitre bien décevante.

Alors que finalement cette histoire c’est très moi, et quelque part, c’est très tour du monde aussi.

Très moi, car… roulements de tambours… j'ai tout simplement trébuché dans la rue ! Et bien oui, je me prends toujours les pieds dans le tapis, généralement quand je cours (Fab pourrait témoigner de nos samedi matin running où il a assisté a plusieurs chutes ou échappage de justesse de chutes), mais aussi bien souvent quand je marche. La preuve !

Et très tour du monde aussi, car j'avais mon gros sac sur le dos (j'arrivais à mon hostel de Brisbane, je venais de descendre du bus de l’aéroport).

Et comme j'ai cette charmante habitude de trébucher, je me suis rattrapée avec les mains -ce qui a amorti ma chute, mais mon sac est parti en avant de tout son poids et m'a littéralement écrasé le visage sur le sol.

Hor-ri-ble! j'ai senti mon nez taper sur le goudron et faire un é-nor-me CRAC, puis mon front a tapé à son tour.

Je venais d'avancer sur un passage piéton, mais j'étais quand même en plein milieu de la route, au sol la figure pour ainsi dire ensevelie sous mon sac et je me suis mise à pisser le sang : le choc a provoqué une hémorragie à l’intérieur du nez, et à l'extérieur aussi car il s'est ouvert…

Un passant est immédiatement venu me demander si ça allait, et je lui disais : « no I'm not ok! no I'm not ok » en me tenant le nez... ce qui fait que j'avais du sang plein la main aussi et que le specatcle devenait un peu flippant pour les passants qui commençaient à s’arrêter…

Mais comme j'ai toujours de la chance, en plus d’être tombée à Brisbane et pas en Papouasie profonde, je suis tombée juste devant un centre d'ambulances ! Juste là, vers le feu :

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Donc en 10 secondes il y avait 4 (beaux) ambulanciers autour de moi, qui ont dévié la circulation, m'ont mise sous oxygène, comme ça en plein milieu de la route : je n'avais pas besoin de tout cela mais ils avaient peur que je me sois fait une commotion à la tête vu tout le sang que j'avais partout sur le visage, les mains et les sangles du sac à dos…. toujours accroché sur mon dos !

Et bien sûr, moi je me sentais totalement idiote d'être tombée aussi bêtement, et surtout la seule chose qui m’importait était de savoir  à quel point mon nez était tordu.

Au final ils m'ont déplacée dans l'ambulance, m'ont nettoyée et montré que le nez avait l'air à peu près droit… Ils m'ont quand même auscultée, rassurée sur le fait que je n’avais pas besoin de me faire recoudre et que si j'allais a l’hôpital le soir même ils ne pourraient rien faire de plus et que cela me coûterait une fortune car je n'aurais pas eu le temps d'arranger les choses en amont avec mon assurance.

C’est donc ainsi que je suis arrivée en ambulance à l'hostel, la classe, et avec ma gueule d'elephant man tout le monde me regardait bizarre… autant dire que ce n’étais pas le plus facile pour socialiser!!

En même temps je les comprends… plus les heures passaient et plus ça faisait peur : d’abord le sang ne voulait pas s’arrêter de couler,

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puis le nez a gonflé, gonflé, gonflé (je n'arrivais même pas à sourire tellement mon visage était déformé)

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et ensuite ce sont les yeux qui ont pris

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Mais bon honnêtement je m'en suis bien sortie (positive thinking) car j'aurais pu me faire les dents (l'angoisse) ou les bras (sans l’aide de Quentin cette fois-ci), et là finito le tour du monde !! Mais ne parlons pas de malheur !

 

Ne pouvant pas faire grand-chose de plus tant que le nez était enflé (et en attendant de découvrir à quel point il était dévié), j’ai quand même pu profiter de Brisbane et visiter un peu :

une chouette ville avec la rivière qui serpente au milieu de la city

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avec des petits chemins aménagés dans la mangrove

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et puis un peu dans le même esprit que Cairns une plage, artificielle certes, mais qui a le mérite d’exister et qui est quand même très sympa

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des gens qui dansent la salsa le soir dans la rue

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et des vélibs !!

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Puis j’ai continué ma lente descente vers le sud, en m’arrêtant tout d’abord à Byron Bay. J’y étais déjà passée il y a 11 ans et au départ je n’avais pas envie d’y retourner, pour ne pas altérer le souvenir que j’en avais.

Mais finalement je n’ai pas résisté, et je n’ai absolument pas regretté, au contraire !

Ses plages, dont la beauté m’est impossible à décrire,

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notamment au coucher du soleil…

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son petit côté relax et un tantinet beatnick avec ses mosaïques un peu partout et ses musiciens de rue de ci de là

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ses surfeurs

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son phare

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et puis mon hostel trop sympa avec la piscine qui va bien !

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Sans compter que c’est le point le plus à l’est de l’Australie, quand même !!

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Et toujours mes croutes sur le visage !!

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J’ai quand même fait un petit tour en kayak en espérant voir des dauphins… mais toujours pas !!

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Et enfin une petite étape par Port Macquarie… pas grand-chose à y voir (à part des dauphins, oui, c’est devenu une obsession à ce stade de mon voyage), mais cela permettait de couper mon trajet vers Sydney, puis Melbourne.

Une ville assez vide…

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où des centaines de perroquets ont établi résidence

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mais dans laquelle j’ai fini par voir ces fameux dauphins (évidemment ça ne rend rien sur les photos)

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avec une promenade assez marrante puisque sur toutes les pierres qui la bordaient les gens avaient coutume de laisser des messages et de peindre des dessins attestant de leur passage dans ce lieu visiblement incontournable de l’Australie !!

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C’est aussi à Port Macquarie que j’ai passé deux soirée avec Audrey et Alex, un couple de Suisses vraiment cools, qui en plus m’ont filé plein d’infos sur l’Argentine !!

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Et tout le long de cet itinéraire sur la Gold Coast j’ai retrouvé les immenses hostel pour backpackers avec chambres remplies à bloc et cuisines immenses !

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Deux regrets cependant :

- beaucoup trop de Français à mon goût… je ne vais pas au bout du monde pour entendre parler français du matin au soir! ;)

- et surtout des jeunes -généralement 20 ans et quelques, rarement plus, mais ça à la limite ça n’a pas vraiment d’importance quand on voyage- mais qui justement ne voyagent pas mais cherchent du travail dans le cadre de leur visa vacances-travail, et du coup ne sont pas vraiment dans un « mood » voyage (ils restent beaucoup entre eux, passent leur temps sur internet à chercher du boulot, et pour le coup sont à mon sens un peu moins enclins à l’échange avec les autres voyageurs).

 

Allez une petite dernière pour la route, on ne s'en lasse pas, j'ai l'air si heureuse!!

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Prochain article : Melbourne !

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:00

Il ne m’aura fallu que quelques heures pour arriver à Cairns, le temps de me dire que j’avais bien de la chance d’avoir seulement un p’tit tigre avec moi et pas un énorme wombat en peluche comme celui qui était installé quelques sièges devant moi.

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Donc Cairns… Pourquoi l’enfer ? Tout simplement parce que dès lors que l’on s’aventure dans le nord de l’Australie, tout dans la nature semble hostile envers les humains fragiles que nous sommes,  :

- le climat tropical : une vraie fournaise, ou plutôt un hammam géant, chaleur et 95% d’humidité minimum !

- les insectes et autres animaux terrestre ou marins ultra dangereux, avec les fameux panneaux jaunes de mise en garde : crocos dans l’océan (donc impossible de s'y baigner)

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méduses boites -les plus dangereuses-,

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fourmis géantes, mais dont le postérieur vert à un goût de citron vert... si si j'ai été le cobaye du guide pour démontrer cette vérité!

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et espèces de grosses mantes religieuses qui se confondent avec le feuillage

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Et pour la blague, un des panneaux vus le long de la route... toujours très pédagogiques les aussies!

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 Mais Cairns c’est dans le Queensland, et comme ils le disent sur leurs plaques d’immatriculation, c’est le « sunshine state » ! Et c’est vrai qu’il faisait super beau !

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Et tout est aménagé pour profiter de ce beau temps et lutter tant bien que mal contre la chaleur :

- en ville, le fameaux lagoon, une sorte de grande piscine d’eau de mer qui compense le fait qu’il n’y a pas de plage et surtout que se baigner dans l’océan est beaucoup trop dangereux !

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- une esplanade toute aménagée pour se balader ou pour les plus courageux courir sur le front de mer

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- des grandes pelouses ombragées sur lesquels habitants et touristes bronzent, bouquinent, jouent, bref profitent grave

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- bien sûr des barbecues en abondance et à l’accès libre et gratuit pour tous… une vraie institution en Australie !

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- et dans mon hostel, en plus de la clim, absolument indispensable quand faire à peine 2 mètres dehors vous rend instantanément en nage, une super piscine !

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Et avec tout ça, les habitants de cette ville arrivent, eux, à faire plus de 2 mètres et ils sont même assez actifs ! Marrant de retrouver les cours de sport en plein air, ça m’a rappelée la Chine et l’Asie du Sud Est quand je regardais les gens danser dans les rues le soir.

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Et comme c’était la saison des pluies lors de mon passage, en fin d’après midi une énorme averse venait dégager la chaleur suffocante et apporter une petite brise et un peu de fraîcheur avant la nuit.

 

Et toute cette nature, même si elle semble dangereuse, est quand même hyper intéressante !

Je suis donc allée le temps d’une journée découvrir la rainforest et le fameux Cape Tribulation.

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De la forêt bien sûr, mais aussi des supers plages (dommage de ne pas pouvoir mettre un orteil dans l'eau en raison de tous les dangers mentionnés plus haut)

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avec toujours le travail minutieux des mini crabes quand la marée redescend

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de la mangrove en veux-tu en voilà

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et des petites sources d’eau douce bien rafraîchissantes.

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Et puis Cairns c’est aussi la porte d’entrée pour la Grande Barrière de Corail !

Et dotée de ma toute fraîche Certification Open Waters, je suis partie pour une journée avec un dive shop, histoire de profiter au mieux des lieux, à 18m de profondeur.

Un bateau avec un quarantaine de personnes à bord, seulement une petite dizaine de plongeurs, et mon « buddy » du jour, un italien super sympa dont j’ai malheureusement oublié le nom…

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On m’avait prévenue que le site ne valait pas les merveilles que j’avais eu la chance de voir en Indonésie, mais y étant préparée je n’ai pas été déçue, d’autant qu’il y a avait quand même de quoi en prendre plein les yeux.

Mais ce qui m’a vraiment étonnée, voire choquée, c’est le fait que les Australiens en prennent si peu soin, ou pour être plus juste, qu’ils n’informent pas mieux les touristes et qu’ils ne les éduquent pas davantage à la protection de ce site unique.

Les touristes non informés piétinent les coraux, touchent des espèces pourtant en danger et c’est comme si personne ne se rendait compte que dans quelques dizaines d’années seulement ce trésor de la nature risque de disparaitre. Pour l’instant c’est une mine d’or pour le tourisme mais combien de temps cela va-t-il durer ? Nicolas Hulot, sors de ce corps. Non mais quand même !! Ca craint, non ?

J’avais trouvé que mon prof de plongée en Indonésie en faisait un peu trop quand il me servait ses « nous sommes des invités de l’océan », « il ne faut jamais ô grand jamais rien toucher sous l’eau », et pourtant j’aimerais que tout le monde tienne ce discours en Australie. Car malgré sa réputation mondiale, la Grande Barrière de Corail est bien moins conservée que les spots de plongée indonésiens : certes il n’y a pas eu de pêche à la dynamite dans cette région du globe, mais les coraux sont bien moins éclatants (la plupart sont en train de doucement mourir sous l’effet du tourisme de masse) et les poissons sont moins nombreux et moins colorés !

Mais loin de moi l’idée de dénigrer ce site mythique… c’est quand même là que j’ai vu mes premiers requins  !! Pas très gros certes, sans doute mois d’un mètre, mais quand même… des requins !! Et j'ai réussi à controller ma respiration dans le détenteur!

 

Une ville un peu particlière donc, dans laquelle je ne pourrais absolument pas vivre en raison du climat, mais que j’ai adoré visiter !

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Prochain article : Brisbane et la Gold Coast !

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 02:00

En Tasmanie encore plus qu’ailleurs en Australie, on ne prend pas à la légère la question de sécurité dans les aéroports,  et surtout il est hors de question que le moindre germe d’origine animale ou alimentaire soit introduit sur l’île.

C’est pour cela qu’à l’aéroport de Launceston, lorsqu’on voit les petits chiens des douanes courir sur les tapis roulants des bagages ce n’est pas une nouvelle variante de fitness canin, c’est juste qu’aucun bagage ne doit échapper à leur flair intransigeant !

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Après m’être installée dans un hostel qui avait tout de la vieille demeure familiale avec son dortoir sous les toits, je suis partie à la découverte de Launceston.

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Une bien petite ville après Sydney, mais pas déplaisante avec la nature environnante.

Notamment à littéralement 5 min à pieds du centre ville, une super ballade dans des gorges agréablement fraîches sous la chaleur de l’été australien.

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Et la bonne surprise d’y trouver une piscine municipale, entretenue de façon impeccable, et absolument gratuite. C’est ça aussi l’Australie, des tonnes d’équipements publics en parfait état et accessibles à tous !

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Mais quand même l’impression de me retrouver dans une ville fantôme d’un autre temps : pas un chat dans les rues et une architecture qui semblaient tout droit sortie d’un livre d’histoire sur les premiers colons arrivés quelques siècles auparavant sur ces nouvelles terres.

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La suite de mon aventure m’a conduite à Hobart, à moins de 3h de bus, et capitale de l’état.

Encore une fois, une bien petite ville, mais à l’échelle de la Tasmanie il y avait quand même pas mal d’activité.

J’ai vite trouvé mes marques dans un pub transformé en hostel et tenu par un couple de portugais absolument charmants. Pour la première fois depuis longtemps, leur slogan « a home away from home » –pourtant galvaudé dans le petit monde des hostels pour backpackers- prenait tout son sens.

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  J’ai même découvert que le journal local publiait tous les jours une scène de Calvin et Hobbes, ma BD préférée… Oui tout d’un coup je me suis vraiment sentie comme à la maison.

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Hobart est une ville plutôt charmante, avec pas mal de choses à découvrir :

- la ville en elle-même tout d’abord, avec des chouettes bâtiments qui bien sûr ressortent encore mieux sur un fond de ciel bleu permanent sans l’ombre d’un nuage

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- j’ai été frappée par le nombre de gens qui marchent pieds nus dans les rues ! Depuis je m’y suis habituée et après 2 mois ça ne m’interpelle plus… comme quoi, je n’étais pas si bizarre que ça quand je marchais pieds nus à l’agence !! Enfin quand même, c’est plus cool ici ! Et sans doute plus propre qu’à Paris aussi :)

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- son petit port et ses vues sur l’océan

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- ses paysages alentour avec des collines à perte de vue séchées par le soleil de l’été qui battait son plein

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- ses plages, où je suis allée en vélo, avec le système de prêt gratuit de vélos par les musées de la ville… un super plan vu que le prix d’une location de vélo revient au bas mot à plus de 10 fois ce que je payais au Vietnam par exemple ! (cette obsession des prix m'a quittée depuis)

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- le Mont Wellington, qui domine la ville et qui offre un point de vue à couper le souffle. J’y suis montée en bus et j’ai choisi de redescendre à pied : non seulement la ballade était super (même si un serpent m’a coupé la route… quelques instants de stupeur avant qu’il ne disparaisse comme il était venu), mais aussi je ressentais le besoin de faire un peu d’exercice, besoin réveillé par les bribes de sport effectuées à Sydney.

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Une chouette ballade de quelques heures, qui s’est terminée dans une forêt de fougère digne d’un tableau à la Douanier Rousseau (et oui, j’ai des restes des cours de dessin de M. Point, en 3ème…).

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L’occasion aussi de voir l’arrêt de bus le plus accueillant de toute la Tasmanie, et sans doute de toute l’Australie voire plus : aménagé avec un bon vieux canapé des familles, des bouquins et des couvertures pour attendre dans le plus grand confort le bus les jours de grand froid. Car l’hiver, sur le Mont Wellington, il neige ! Et oui, ça a beau être l’Australie, la Tasmanie est très au sud… et dans l’hémisphère sud c’est au sud qu’il fait le plus froid !

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- des vignes, car la Tasmanie est célèbre pour son vin et de façon générale pour ses produits alimentaires plutôt rafinés (notamment des supers fromages que j’ai eu l’occasion de goûter à Sydney lors d’un pique nique chez un pote Australien de Manuella)

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- son musée d’art moderne, le MONA, étonnamment moderne et intéressant pour cette ville du bout du monde, avec des œuvres plus ou moins accessibles et certaines qui ont fait le tour de la planète, comme Cloaqua, la reproduction du système digestif humain, de l’ingestion de nourriture jusqu’à la défection… tout un poème en termes de sensations olfactives ! Les hauts le coeur mont empêchée, une fois n'edst pas coutûme, de dégainer mon appareil photo...

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Un musée flambant neuf et à la pointe de la modernité avec notamment un système de guide sur Iphone : aucune explication sur les murs, tout dans le smartphone avec un GPS intégré pour accéder directement aux explications de l’œuvre devant laquelle on se trouve.

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-et puis j’ai découvert la folie d’Australia Day, avec les gens qui se maquillent aux couleurs de leur drapeau, habillent même leur voiture jusque dans les moindres détails et profitent de cette journée fériée au cœur de l’été pour se retrouver autour d’un barbecue et boire à la santé du pays.

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- et enfin, que serait la Tasmanie sans ses animaux typiquement australiens, et sans son animal mascotte et endémique de l’île, le fameux Diable de Tasmanie ?

J’ai passée l’après midi dans un refuge d’animaux où il est facile de les approcher et je me suis régalée au milieu des kangourous (pas vraiment farouches

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et autres koalas placides, comme enivrés de leurs 18h de sommeils quotidiens…

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Quand au Diable, il ne ressemble en rien au Taz que la Warner Bross a animé durant toute mon enfance -et encore moins à la petite chose dessinée sur mes paquets de mouchoirs indonésiens-

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 on dirait plutôt une sorte de croisement entre une grosse souris et un petit sanglier…

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et quand il est l’heure de manger in sort les crocs ! Le p’tit tigre a failli tomber dans les pommes.

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Et j’ai même vu une espèce de grosse souris toute mignonne avec une fourrure grise à pois blancs…. Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que ça aurait fait un très joli sac à main ! Je sais, ce n’est pas vraiment dans l’esprit refuge…

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C’est aussi depuis Hobart que j’ai pu enfin faire la connaissance de Thibaut 2 mois après sa naissance, grâce à Skype qui miraculeusement marchait à peu près, et discuter avec Amandine pour la première fois depuis mon départ… un grand moment entre rires et larmes comme on en est capables toutes les deux !!

 

Malheureusement je n’ai pas pu louer de voiture ou prendre part à des excursions, en raison de mon budget serré.

Mais je sais que du coup j’ai manqué en partie ce qui fait toute la beauté de la Tasmanie : ses contrées sauvages et ses parcs nationaux. Si j’ai la chance d’y retourner un jour, j’essaierai de m’organiser pour pouvoir y circuler de façon autonome et pourquoi pas y camper : visiblement c’est profiter au maximum de la nature qui fait tout le charme d’une expédition en Tasmanie.

Ouf, il me reste quand même plein de voyages à planifier pour mon retour !!

 

Prochain article : Cairns et la Grande Barrière de Corail !

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