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  • : MA FOLIE DOUCE
  • MA FOLIE DOUCE
  • : Ma folie douce, parce que j'ai décidé de tout quitter le temps d'une année, pour vivre mon grand rêve, pas forcément le plus fou d'ailleurs : voyager plus de 50 semaines autour du monde. Je laisse derrière moi mes amis, ma famille, mon travail, avec la soif de vivre de nouvelles aventures et de revenir plus riche de toutes ces expériences...
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Les Articles Par Pays

26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 00:00

Encore un bus et encore la bonne surprise de la qualité du service… il ne faut pas que je m’habitue, les temps vont être durs en Bolivie et au Pérou !

Donc dans ce bus qui m’emmenait vers les ruines des missions jésuites, nous avons eu droit à des instructions de sécurité dignes des compagnies aériennes

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avec hôtesse (sorry pour le flou, elle allait trop vite toute affairée qu’elle était à nous servir plateaux repas et autres rafraîchissements)

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et bien sûr de quoi éviter toute perte de poids inopinée, entre goûter -avec la spécialité argentine, les alfajores (mes préférés sont définitivement ceux à la maïzena, fourrage dulce de leche et coco…), et bien sûr les crackers tartinés de dulce de leche- 

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et dîner quelques heures plus tard, avec entrée, plat chaud, dessert… comme en avion mais avec des sièges encore plus confortables !

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Le lendemain matin changement de programme, place aux bus locaux, disons... un peu plus vintage.

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Pas de plateau repas mais une espèce de pain au fromage que tout le monde a acheté à un vendeur ambulant monté quelques arrêts après le départ… alors j’ai fait comme les locaux, et c’était plutôt très bon (à paine sec)

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Le bus m’a déposée à San Ignacio Mini, ancienne mission jésuite. Et tout petit village.

A droite le terminal de bus…

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A gauche la rue menant au centre du village… pas de goudron juste de la terre rouge,

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dans les deux rues principales quelques pierres en guise de pavés,

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et dans les rues adjacentes des chevaux et des vaches en liberté.

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Je voulais du calme après Buenos Aires, j’étais servie. Pour mon plus grand plaisir.

 

Il ne reste malheureusement pas grand-chose de la mission de San Ignacio Mini, et pourtant c’est une de celles qui a été le mieux conservée dans toute la région (Uruguay, Paraguay, nord est de l’Argentine).

J’ai eu droit à une visite guidée en espagnol… l’occasion de vérifier, au cas où j’en aurais douté, que non, vraiment je ne suis pas encore bilingue. Donc j’ai refait tout le parcours en écoutant les bornes audio-guide en anglais.

Mais en tout cas c’était intéressant de découvrir ce pan de l’histoire qui m’était, encore une fois (heureusement que je voyage), inconnu.

Et puis le parc était vraiment paisible, et même si la chaleur était assez étouffante, j’y ai passé une grande partie de l’après-midi.

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Quant à mon hostel, c’était un vrai petit havre de paix, idéal pour faire un mini break le lendemain : une journée passée dans la jardin à organiser mes photos, lire, écrire un article de blog, et ne sortir que pour récupérer mes vêtements dans un autre hostel qui faisait laverie. Et oui, j’ai toujours besoin de ce genre de journée de temps à autre… même si le rythme n’est pas toujours intense c’est bien de se poser un peu.

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Puis direction les chutes d’Iguazu, côté argentin toujours, à quelques heure de bus encore.

Changement d’ambiance avec un hostel sans vraiment de charme, mais ce n’est pas ce qui m’importait.

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Cela faisait un moment que je n’avais pas été aussi impatiente de découvrir un site ! J’ai mal dormi, j’avais peur de ne pas entendre mon réveil, et il n’avait pas sonné que j’avais déjà sauté de mon lit, prête à prendre le premier bus pour me rendre dans le parc national.

Je savais que du côté argentin le parc était grand, qu’il y avait plein de points de vue différents et que pour en profiter pleinement il valait mieux arriver tôt.

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Et j’ai bien fait, car j’étais parmi les premiers arrivés et j’ai été la première à entrer dans le parc !

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Accueillie par des coatis (des espèces de fourmiliers avec un museau en forme de trompe qui remue sans cesse à la recherche d’odeurs de nourriture, trop mignons !) qui savouraient les derniers instants de calme avant l’invasion des touristes

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j’ai pu profiter d’un parc quasiment vide pendant plus d’une heure. Aux premières heures tout est calme, les groupes ne sont pas encore arrivés, même si finalement j’ai eu de la chance en réussissant à les éviter toute la journée.

 

Et là, même si je m’attendais à quelque chose de grandiose, j’ai été vraiment bluffée. Les photos rendent difficilement justice au site, mais imaginez-vous ces quantités d’eau, ce bruit presque assourdissant, et cette démonstration de la force de la nature. Impressionnant.

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Et sous tous les angles.

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Le parc est vraiment bien agencé, il y a des chemins et des passerelles hyper bien intégrés qui permettent de voir les chutes de loin, de près, d’en face, de dessus, d’en bas, etc…

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Avec toujours le petit arc-en-ciel qui va bien.

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Et puis c’est aussi un peu le carnaval des animaux :

les coatis bien sûr, trop chou comme ça, mais en fait de vrais petits chapardeurs, prêts à tout pour ouvrir les sacs à dos des touristesP5061852

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des oiseaux

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des papillons

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des toucans

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des tortues

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et visiblement aussi des serpents, mais comme je suis restée bien sagement sur les chemins balisés je ne les ai pas vus.

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Quant au point d’orgue du site, la Gorge du Diable, on y accède en petit train.

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Et comme son nom le laisse présager, cette partie des chutes est particulièrement grandiose.

Comment imaginer en voyant ces eaux en apparence aussi calmes

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que quelques mètres plus loin elles se jettent dans des chutes vertigineuses ?

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Après une dernière nuit en Argentine j’ai passé la frontière brésilienne en bus -une simple formalité- et je suis arrivée à Foz do Iguaçu, du côté brésilien des chutes.

A quelques kilomètres à peine de l’Argentine (en même temps c’est le principe des frontières…) je me suis retrouvée dans un pays sensiblement différent, avec encore une fois de nouveaux repères à trouver : une nouvelle langue (heureusement que j’ai désormais quelques bases d’espagnol, sinon mon séjour au Brésil aurait été autrement plus compliqué), une nouvelle monnaie et un nouveau taux de change à intégrer, mais j’allais aussi le découvrir très vite, le Brésil est le pays des fruits et des jus de fruits frais… encore une fois, j’en fait des réserves avant de passer en Bolivie !

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Et puis au Brésil, les sunday chocolat ont retrouvé leurs cacahouètes (perdues en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Argentine... mais oui, il est important de véréifier la conformité des produits McDo de par le monde...)

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on doit passer à la caisse à l’entrée des bus, avec une petite dame (ou parfois un monsieur) qui débloque le portillon quand on a payé (ultra pratique pour passer avec deux sacs à dos…)P5082000


et il y a des combi Volkswagen partout !

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Voilà pour les toutes premières impressions du Brésil, la suite dans les prochains articles !

 

J’ai passé ma première après-midi brésilienne dans le jardin de mon hostel, profitant du calme pour réviser un peu d’espagnol avant de tout oublier.

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Puis le lendemain matin je suis partie à la découverte du côté brésilien des chutes : je savais que ce côté était moins fascinant que l’autre, j’y allais donc sans grandes attentes, surtout contente d’avoir un point de vue différent.

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Au final j’ai été agréablement surprise, même s’il n’y avait qu’un seul chemin, et donc beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde et surtout des groupes organisés (d'où les belles casquettes rouges) …

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Au loin les chutes ne semblaient plus très vigoureuses, mais apparemment certains barrages sont fermés le lundi et le mardi, ce qui réduit considérablement le débit. La distance devait jouer également.

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D’un peu plus proches cela restait spectaculaire

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à condition de faire abstraction de la foule…

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Quant à la Gorge du Diable, de côté-ci rien à dire non plus. Du grand spectacle.

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Les coatis étaient eux aussi en grande forme de ce côté

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sans doute parce qu’on n’avait pas le droit de leur donner de hamburgers.

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Prochain article : São Paulo et Paraty ! 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 00:00

Les porteños m’avaient parlé de Rosario avec des tremolos dans la voix… je ne sais pas si c’est la saturation des villes à cette étape de mon voyage, mais je n’ai pas spécialement été charmée par cette petite ville. Sans doute que je n’y ai pas passé assez de temps pour en découvrir les charmes cachés, mais j’avoue que de toute façon je n’avais qu’une envie, monter vers le nord !

 

Je me suis quand même baladée dans la ville et au bord du fleuve, sans doute aussi plus sexy sous un grand soleil.

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Le soleil a fini par se lever et ma visite de l’imposant monument national dédié au drapeau argentin m’a permis de compléter ma culture du pays.

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Un petit tour par le centre commerçant, avec des petits détails familiers

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un submarino pour la route dans le seul chouette café que j’ai trouvé en arpentant tout le centre ville pendant plus de deux heures

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et direction la gare routière -toujours aussi glamour- pour une petite journée de bus vers Cordoba.

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Cordoba qui pour le coup m’a beaucoup plus plu.

Seule ombre au tableau : le temps ! Quelques jours avant la température avait chuté de 10°C en une soirée à Buenos Aires, et bien sûr un peu plus au nord cela ne s’est pas arrangé, bien au contraire. Avec de gros nuages et par moments une petite bruine… bref, le retour du coupe vent jaune et de la polaire !

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On notera au passage la perte du bronzage, mais pas de panique, c'est déjà réparé.

 

La météo ne m’a pas empêchée d’apprécier cette super jolie ville plus grande que Rosario évidemment, mais à taille beaucoup plus humaine que Buenos Aires :

- son festival de bâtiments anciens et autres églises

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- sa grande roue, qui doit être en train de rouiller depuis à peu près 1972

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- les petits détails que j’aime relever, parce que cette année j’ai le temps de les voir

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- et le contraste entre le dynamisme de cette ville et la réalité du quotidien : des cartoneros qui récupèrent les cartons dans les rues en charrette tirée par un cheval

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J’ai profité de bonnes nuits de sommeil dans une chambre pour une fois calme et au lit confortable (même si deux couettes étaient nécessaires pour se protéger du froid)

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avant d’embarquer pour une nuit en bus… avec la bonne surprise de découvrir le service à bord des bus argentins : un steward qui sert des rafraîchissements et un dîner digne de ce nom, meilleur que sur la plupart des compagnies aériennes que j’ai fréquentées ces derniers temps.

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Arrivée à Salta sous les nuages, je ne me suis pas découragée et je suis partie à la découverte de la ville et à la recherche d’une agence de tourisme pour visiter les environs.

J’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance rustique et colorée que j’avais tant aimée dans le nord du Chili… en même temps Salta en est proche, et surtout dans cette partie de l’Argentine l’influence des Andes se fait déjà fortement sentir.

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Et puis comme à chaque fois que je ne m’y attends pas j’ai fait de supers rencontres dans mon hostel : un couple d’Australiens de Sydney, Belle et Dan, et deux autres Australiens, de Melbourne, Chris et Correy. Après avoir discuté quelques temps dans la cuisine nous avons décidé de monter à pied tous ensemble en haut du Cerro San Bernardo, pour admirer la vue sur la ville avant que la nuit ne tombe. Un super joli moment, où nous avons tous bien connectés et où j’ai pu de nouveau savourer l’accent australien !

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Belle et Dan m’ont conseillé une agence qu’ils avaient testée, et le lendemain je suis donc partie avec eux en direction de Cafayate (n’oublions pas qu’en argentin ça se prononce « Cafachaté »), et de la Quebrada de las Conchas, des gorges aux allures de Grand Canyon.

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Une journée absolument parfaite, d’autant qu’à cette altitude (près de 2000m) le soleil était au rendez-vous, avec un grand ciel bleu de montagne.

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Au programme, traversée des gorges, avec une guide super (je comprenais plein de choses en espagnol !!), qui notamment nous expliquait que la rivière, asséchée au moment de notre passage pouvait se montrer d’une violence extrême. Pour preuve cette route qui a été purement et simplement détruite il y a quelques années lorsque la rivière est sortie de son lit et a décidé de changer sa trajectoire

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des arrêts dans les sites emblématiques comme « La gorge du diable », une sorte d’amphithéâtre à l’acoustique incroyable

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des points de vue sur la vallée

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des dégustations de vins

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et de glaces au vin (beurk)

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et une rencontre avec les lamas

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… mais je n’ai pas oublié ma mésaventure avec Patricio, le lama chilien que je tiens pour responsable de ma pseudo coqueluche qui avait durée deux mois à mon retour : cette fois-ci je ne me suis pas laissée embrassée

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J’ai dit au revoir à Belle et Dan, que je devrais peut-être recroiser en Bolivie ou au Pérou, puis je suis allée me coucher dans une chambre douillette –enfin c'est-à-dire sans lit superposés

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Le lendemain je suis partie plus au nord, dans la vallée de Humahuaca, connue pour sa montagne aux 7 couleurs.

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Encore une fois un soleil de fou, un ciel bleu de rêve et des roches aux couleurs surréalistes.

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Quelques petits villages typiques… parfois vraiment isolés

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avec tout ce qu’il faut de petites églises,

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de rues en terre ou pavées,

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de marchés haut en couleurs et de bois de cactus typique de la région

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un bon pique nique avec une française de mon bus

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la traversée du Tropique du Capricorne

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et je me suis fait déposer à Tilcara, n’ayant pas envie de redescendre dans la grisaille de Salta, et surtout parce que j’avais envie de passer un peu plus de temps dans ces belles montagnes.

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Moi qui cherchais un peu de rustique je n’ai pas été déçue : dans ce petit village à un peu plus de 2400m d’altitude aux rues soient pavées grossièrement soit en terre

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au terminal de bus digne d’un relais postal d’un autre temps

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à l’hôpital qui ne donne pas, mais alors absolument pas envie d’y faire un tour

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à la supérette pas plus grande que ma cuisine

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et à la place mignonne comme tout

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j’ai trouvé un hostel certes très spartiate, mais très accueillant.

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Malheureusement, après deux nuits je me suis réveillée avec des démangeaisons sur le visage… le retour des bed bugs ! Moi qui pensait m’en être débarrassée en quittant l’Australie, il s’avère que le problème est bel et bien présent en Amérique du Sud également. Je ne peux malheureusement pas y faire grand-chose, je croise les doigts pour la suite de mon voyage.

En même temps quand on voit comment le propriétaire de l’hostel lavait les draps… il n’y a pas vraiment de quoi s’étonner.

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Mais, bed bugs mis à part, les occupants de l’hostel étaient super sympas, et pour la troisième journée d’affilée j’allais faire de super rencontres : Ida une suédoise qui comme moi venait d’apprendre l’espagnol et qui parlait donc espagnol avec moi (et on se comprenait, si si), Mariel, une porteña hyper sympa qui corrigeait mon espagnol et m’apprenait du vocubulaire, Sebastian, qui travaillait à l’hostel et m’a appris à danser une danse folklorique de la région, et puis Clarisse et Fabrice, un couple de Français de Rennes qui partageait mon dortoir (avez-vous échappé aux bed bugs ?!) et avec qui je n’ai discuté qu’un petit moment avant de me coucher mais qui étaient vraiment sympas. Décidément, durant ces quelques jours les français ont marqué des points. Ca doit être l’Amérique du Sud.

 

Ida m’avait proposée de me joindre à elle et Mariel le lendemain pour partir en ballade avec un guide et quelques autres argentins… c’est chouette de n’être pas qu’avec des étrangers mais aussi avec des « touristes locaux ». Nous avons donc passé une bonne partie de la journée à crapahuter dans la montagne :

- vues à couper le souffle (je sais je dis tout le temps la même chose, mais c’est ce que je ressens à chaque fois)

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- fossiles de plantes et de coquillages… là où la mer était jadis présente

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- et visites de grottes naturelles, avec accès difficile et «éclairage à la bougie

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De là-haut la vue était tout simplement incroyable

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et je pense que cette pomme savourée face à tout cela a été la meilleure pomme que je n’ai jamais mangée.

Dans ces moments-là, j’ai le sentiment d’être exactement là où je devrais être… et c’est trop bon.

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Au retour toujours ce même festival de paysages sous un soleil de plomb

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avec des passages un peu cahotiques dans les descentes (bien contente d’être équipée correctement)

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et des champs de cactus géants.

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En repartant de Tilcara, mon bus venait de Bolivie, nous avons donc eu droit à une fouille en règle par les gendarmes : tout le monde est descendu du bus et a dû présenter ses sacs.

Pour les touristes, surtout quand il n’y avait pas encore le tampon bolivien dans le passeport, pas de fouille du sac, mais pour les locaux avec tout leur chargement de fringues et autres marchandises ça n’a pas été la même histoire.

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Mais c’est finalement allé assez vite et j’ai pu arriver à temps à la prochaine gare routière pour déguster, avant de reprendre un autre bus, une de mes dernières empanadas avant de quitter l’Argentine. A peine gras donc.

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Et puis un vendeur de « dulce » (je n’ai pas bien compris ce que c’était), s’est pris d’affection pour moi et m’a offert une de ses pâtisseries : visiblement à base de fruits de la région. Un peu bourratif, mais vu comme il était sympa j’ai tout fini avant de monter dans mon bus.

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Et je suis repartie, avec le vendeur qui me faisait de grands signes d’au revoir. C’est chouette d’avoir un ami dans une gare routière.

 

Prochain article : San Ignacio Mini et les chutes d’Iguazu !

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 00:00

Qu’y a-t-il de pire qu’un jour de pluie à la plage ? Se morfondre un jour de pluie à la plage !

Je ne vais pas mentir, j’ai eu un petit coup au moral en me réveillant ce matin à Paraty sous la pluie, et en découvrant les prévisions météo maussades pour la semaine à venir -alors que j’avais planifié une semaine de plages brésiliennes, ici et Ilha Grande pour, entre autres, retrouver mon bronzage des six premiers mois… Mais il est hors de question que je me laisse abattre !

Et puis finalement les jours de pluie dans un long voyage, ce sont des jours de pause : pause pour la peau, déjà, mais aussi pause pour les jambes et les pieds (que je n’ai pas vraiment ménagé ces derniers temps), pause lecture, pause glandouille sur internet sans culpabilité, pause blog… bref un peu de répit pour mieux repartir ensuite.

Du coup aujourd’hui c’est atelier météo – planning – compulsage intensif du Lonely PlanetP5132188.JPG

 

pour trouver ma prochaine destination soleil, et les plages sur lesquelles je pourrai lire les deux bouquins que j’ai achetés à São Paulo !! N’avais-je pas dit qu’il ne fallait pas acheter les bouquins avant d’être bel et bien arrivée à destination ??!!

Les journées pluie ce sont donc aussi les journées où l’on change ses plans…

Ce qui me ramène un mois et demi en arrière lorsque j’ai justement du changer mes plans et arriver plus tôt que prévu en Amérique du Sud.

 

Logistiquement, ça n’a pas été très difficile : autant je mets toujours des heures à refaire mon sac (et oui même après tout ce temps, je suis d’une lenteur effarante), autant j’ai réglé vite et bien cette arrivée précipitée à Buenos Aires.

Ce qui a été lé plus compliqué finalement, c’est d’avoir moins de 48h pour réaliser que j’entamais la dernière partie de mon voyage. Certes il me restait encore 5 mois, près de la moitié, mais après l’Asie - Asie du Sud Est et l’Australie - Nouvelle Zélande c’était la 3ème et dernière grande zone de mon voyage. Je ne parle même pas du fait que j’avais prévu de réviser mon guide de conversation d’espagnol à Fiji…

Tout d’un coup j’allais de nouveau entrer dans une zone d’inconfort, le temps d’apprivoiser la culture sud américaine, la vie, les habitudes qui je le savais allaient être tellement différentes des 3 mois passés en Australie et en Nouvelle Zélande, et puis adieu l’aisance de communication en anglais, depuis 7 mois ma langue de tous les jours, de mes pensées, parfois de mes rêves et certaines nuit paraît-il de mes discours en plein sommeil.

Mais je connais cette appréhension, et j’ai appris à la maîtriser. Je sais qu’en se retournant quelques temps plus tard on mesure le chemin parcouru, les progrès accomplis : on a apprivoisé la ville, les transports, les situations, on a fini par comprendre ce qu’on mange, on a même pris quelques habitudes, le mimétisme avec les locaux s’est doucement mis en place… et pour tout ça, pour ce sentiment tellement satisfaisant d’avoir réussi à s’adapter de nouveau, cette appréhension est moins de l’ordre de la peur que de l’adrénaline. Et vous l’avez compris, c’est mon moteur. Cette année bien sûr, mais pas seulement.

 

Enfin armée de mon Lonely Planet Amérique du Sud, parfait cadeau d’anniversaire de mon frère Laurent,

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me voici partie de l’autre côté de la planète.

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Avec la magie du passage de la ligne de changement de date : partie d’Auckland à 18h le dimanche 1er avril, je suis arrivée à Buenos Aires une heure plus tôt ce même 1er avril !!  J'ai voyagé plus de 15h et je suis quand même arrivée avant d'etre partie. Mais avec 16h de décalage horaire dans les jambes!  

 Je ne sais pas si vous me suivez, moi-même je m'y perd un peu, mais toujours est-il que littéralement, ce fut le jour le plus long de ma vie !

Et m’étant endormie dans l’avion et ayant été réveillée par un petit déjeuner, c'est comme si j'avais vécu deux fois le 1er avril. J'ai donc gagné une journée de vacances !… et 360 ça sonne mieux je trouve. 

 

Après ce long voyage, je n’en avais pas assez, alors j’ai choisi de me rendre en ville en bus local depuis l’aéroport : rien de tel pour s’imprégner instantanément de la culture populaire ! Un trajet de 2 heures (oui oui, 2 heures et quart même) au cours duquel le chauffeur, certainement attendri par mes difficultés à m’exprimer autrement que dans un charabia visiblement incompréhensible (le grand retour du Carignol… malheureusement un peu trop éloigné de l’Espagnol…) a fini par s’improviser guide touristique, en m’indiquant tous les monuments et bâtiments que nous croisions sur notre chemin, jusqu’à mon arrêt ! Adorable. Déjà la gentillesse et l’hospitalité sud américaine.

J’ai posé mes bagages dans un hostel de San Telmo que m’avaient conseillée Audrey et Alex, rencontrés en Australie

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avec un double objectif pour ces premiers jours à Buenos Aires : trouver une école d’espagnol, et trouver un hostel proche et dans lequel je me sentirais bien pour passer 15 jours ! Ouh la la !! je m’apprêtais à me re-sédentariser !!

Pendant quelques jours j’ai donc enchaîné les visites, un peu comme des entretiens, mais ce n’étais pas moi qui cherchais à obtenir le job ! C’est sympa dans ce sens là aussi :)

J’ai donc découvert le monde des écoles linguistiques pour adultes et en l’occurrence pour voyageurs : très différent de tout ce que j’avais pu voir ou faire jusqu’à ce stade de mon voyage, mais cette perspective de changer un peu de rythme était loin d’être désagréable. Et puisque ces cours d’espagnol étaient mon autre cadeau d’anniversaire, de mes parents cette fois-ci, j’ai pu me faire un peu plaisir et ne pas m’en tenir au critère prix uniquement.

 

Au cours de ces premiers pas dans la ville, le choc culturel de l’après Australie / Nouvelle Zélande, presque aseptisées en comparaison, s’est vite fait ressentir.

Durant ces premiers jours j’ai surtout entendu le bruit, vu le désordre, le mauvais entretien des trottoirs et des bâtiments

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la saleté

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et les parfums de contrefaçon… vendus en toute légalité dans les magasins !

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Mais j’étais contente de retrouver ce joyeux bordel. Cette agitation. Ce dépaysement.

 

Et puis est arrivée la bonne surprise de ce début de séjour, de ces imprévus qui sont en fait les meilleurs moments : quand j’ai envoyé un message à Lucio (rencontré sur la croisière en Indonésie) pour lui dire que j’étais arrivée, il m’a immédiatement répondu que puisque j’arrivais plus tôt que prévu j’étais invitée à passer le week end de Pâques (ici du jeudi au dimanche) avec lui, Heidi et quelques amis. Comme à son habitude il est resté plutôt évasif –j’ai d’ailleurs compris le mercredi à 14h qu’il venait me chercher à mon hostel… le mercredi à 18h-, mais je me suis dit que ce serait une bonne occasion de passer du temps avec eux, et puis qu’est ce que je risquais au fond ? M’ennuyer avec des gens que je connaissais à peine ? Peu de chance, et quand bien même, 4 jours ce n’est pas si long !

Ce que ne m’avait pas dit Lucio, sans doute pour ne pas m’intimider (cette délicatesse, c’est tout lui), c’est que ce week-end est un rituel de longue date avec ses meilleurs amis : tous les ans ils se retrouvent dans la maison de campagne de ses parents à 2h de Buenos Aires (très chère à leurs yeux notamment parce que c’est là qu’Heidi et lui ce sont mariés l’année dernière), pour passer les 4 jours de Pâques ensemble. J’ai donc pris cette invitation à les rejoindre comme un véritable honneur, et je sais que je suis vraiment privilégiée d’avoir pu partager ces moment avec eux.

Finalement ce n’était pas beaucoup plus qu’un week-end de potes, mais pour la touriste que je suis quelle occasion unique de vivre la simple et vraie vie des argentins !

 

Et effectivement ça n’a pas été long, car je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Mieux encore, j’ai eu droit en 4 jours à un condensé de toute la culture argentine !

- la maison était à elle seule une représentation de la douceur de vivre de la région, avec ses murs rouges, son hamac, et son grand jardin

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- grand jardin dans lequel j’ai appris à jouer au football-tennis, le deuxième sport national : un banc, quelques bottes de pluie pour délimiter le terrain, et c’est parti on compte les points ! En réalité plus proche du football-ping pong…

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- et à faire voler un cerf volant, avec quasiment pas de vent

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- qui dit maison dit… asado : le so famous barbecue argentin.

Sa préparation est un art, auquel j’ai eu la chance d’être initiée par Diego, le roi de l’asado.

Ici pas de radinerie sur la quantité de charbon : les braises doivent être nombreuses, épaisses, et tenir la distance -de deux à quatre heures selon l’humeur de Diego. Pas de bois, pas d’allume feu, juste des gros morceaux de charbon, du papier journal pour démarrer le feu, et le tour de main des gens nés ici ! La technique est simple mais efficace : d’un côté la grille sous laquelle on ajuste la quantité de charbon (pas besoin donc d’avoir un grille réglable en hauteur), et de l’autre la réserve de charbon ardent.

Pas de radinerie non plus sur la viande : on est argentin ou on ne l’est pas, quand on fait cuire de la viande au barbecue, c’est par kilos. Porc, agneau, bœuf, toutes les pièces sont meilleures les unes que les autres, avec bien sûr, au top du top le fameux lomo, échine de bœuf ultra tendre et au goût incomparable. Avec toute la viande que j’ai mangée, je peux dire que j’ai été argentine le temps d’un week-end.

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D'ailleurs plus tard j'ai pu remarquer que même au McDo ils n'y vont pas de main morte sur les quantités de viande...

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- mais Diego fait aussi les pizzas au barbecue, et avec l’histoire mouvementée de l’Argentine, les pizzas font aussi désormais partie du patrimoine national

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- tout comme le Fernet Branca, boisson alcoolisée au goût médicinal et venue d’Italie, que les argentins boivent en quantités astronomiques, mélangée à du Coca

- tout comme les empanadas

- et les beignets au petit déjeuner

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-et les pommes de terre frites à l’huile

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- et j’en passe

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- nous sommes allés déjeuner dans une estancia, une sorte d’ancien relais poste, dans lequel les argentins adorent aller déjeuner le week end. Un lieu 100% typique, avec notre arbre rien que pour nous

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et dans lequel j’ai pu goûter un dessert tout aussi typique : le dulce y queso, un fromage de chèvre un peu fort recouvert d’une couche de pate de fruit (étonnant… ok je n’ai pas été conquise, mais j’ai fait comme si j’aimais beaucoup, Heidi était tellement contente de me faire goûter à son dessert préféré)

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- comme de vrais porteños (les habitants de Buenos Aires), nous sommes allés prendre l’air loin de l’agitation de la ville sur les bords du Rio de la Plata, le fleuve de plus de 50km de large qui sépare l’Argentine de l’Uruguay en se jetant dans l’Océan Atlantique : parfois il ya des plages de sable

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sur lequel j’ai vu pour la première fois un moonrise, autrement dit un « lever de lune »… magique, on se serait cru dans Melancholia (je l’ai vu il y a seulement quelques jours, mais rétrospectivement, cela m’a fait penser à ce moment où nous avons vu la lune se lever derrière la mer et devenir de plus en plus brillante)

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pendant que le soleil se couchait sur les terres un peu plus loin dans la campagne

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et parfois il y a des plages d’herbe : c’est très beau de voir les vagues de jeter sur ces étendues vertes

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- j’ai eu droit également à un petit déjeuner typique, avec maté bien sûr (que je n’aime décidément pas, malgré de nombreuses tentatives), toasts de pain, beurre, et miel

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- et j’ai même eu la chance de faire du cheval en Argentine ! Je n’ai pas eu besoin de me remémorer la technique de galop apprise en Mongolie puisque les chevaux étaient particulièrement paresseux, mais nous avons fait une super balade sur ces petites routes de campagnes non goudronnée… et une fois de plus je me suis dit que j’avais une chance incroyable de goûter à ces instants de vie tellement ancrés dans la culture argentine, et que pourtant si peu de touristes ont la possibilité de découvrir.

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- dans mon entrain récent pour les cartes, j’avais appris à Lucio un jeu sur le bateau. Il s’en souvenait et m’a demandé de lui apprendre à nouveau… et c’est ainsi que j’ai fait de nouveaux adeptes de Shithead, auquel nous avons joué des heures durant, parlant un mélange d’anglais, d’espagnol et de fous rires !

Et en retour Lucio m’a initiée à un jeu purement argentin, puisqu’il se joue avec un jeu de cartes différent des nôtres, et d’une complexité incroyable : le truco. Je ne vais même pas essayer de vous expliquer les règles, le système de points ou encore la composition des équipes, mais pour vous dire, les argentins commencent à y jouer dès le plus jeune âge et mettent des années avant d’en maîtriser les subtilités. Autant dire que je n’avais aucune chance.

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Au début du week end, seuls Heidi et Lucio parlaient en anglais sans complexe. Les autres, moins habitués étaient plus réservés voire totalement inhibés. Quant à moi, je n’osais pas me lancer en espagnol, consciente de la faiblesse de mon niveau.

A la fin du week-end, je connaissais tout un tas de noms de plats, d’expressions absolument inutiles, et de gros mots, et mes nouveaux amis parlaient en anglais même entre eux pour que je puisse les comprendre. Quelques jours après ce week-end, l’un d’entre aux me disait qu’ils avaient passé toute une soirée poker à parler anglais, en souvenir du week-end.

Encore une fois la magie de la rencontre de plusieurs nationalités, qui doivent parler une langue étrangère pour se comprendre.

Et si j’étais allée à Fiji j’aurais loupé tout ça, je n’aurai jamais passé ces moments exceptionnels à m’imprégner de la culture argentine avec des locaux. Comme quoi comme c'est vrai, everything is meant to be.

 

Puis les deux semaines qui ont suivi ont été consacrées à l’apprentissage de la langue. Vaste chantier.

Mais l’école que j’ai choisie s’est révélée être vraiment top, et en nous forçant à parler en espagnol dès le premier cours, dès la première heure, en nous expliquant les choses exclusivement en espagnol, avec des dessins s’il le fallait, en petit groupe et à raison de 4 heures assez intensives par jour, les progrès se sont assez vite fait ressentir. Je ne peux pas vraiment dire que je parle désormais espagnol, mais je peux me débrouiller dans un hostel, pour acheter un billet de bus, demander mon chemin, dire d’où je viens ce que je fais… du basique, mais que j’ai bien l’intention de pratiquer jusqu’à la fin de mon voyage. D’ailleurs je mets un point d’honneur à parler espagnol dès que c’est possible, et si j’ai le choix entre l’anglais et l’espagnol, je me force à tenter en espagnol. Meme si on me répond en anglais, je persiste! Et généralement j’arrive à me faire comprendre. Et ça c’est génial ! J’ai l’impression d’avoir 4 ans et de former des phrases de 4 mots ou moins, mais je commence à parler une nouvelle langue, et c’est super grisant !

 

Une forme de routine s’est donc vite mise en place, et pour la première fois depuis 7 mois j’ai retrouvé une vie bien rythmée, avec des horaires et le début d’habitudes. Et après tout ce temps où il m’était parfois difficile de trouver des repères en bougeant tous les deux ou trois jours, ce n’était pas désagréable… même si au bout de 15 jours je ne tenais plus en place et j’avais de nouveau envie de bouger !!

 

Tous les matins j’allais donc à l’école, de 9h à 13h, situé dans un bâtiment magnifique à deux pas de mon hostel

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Nous avions deux professeurs, Felicitas et Alexandro, chacun avec sa personnalité et ses méthodes : l’une était plus dans la théorie, plus sérieuse, l’autre nous faisait constamment jouer, deviner, et les deux étaient parfaitement complémentaires.

Et chaque jour je retrouvais Udo d’Afrique du Sud, David d’Irlande, Livia de Suisse allemande et Anjet de Hollande. Certains étaient là pour quelques semaines comme moi, d’autres pour plusieurs mois, mais nous étions tous débutants et sans complexe face à notre piètre niveau.

 

Le groupe fonctionnait bien, et chaque jour, dans la bonne humeur et tous assis autour d’une grande table, nous sentions les progrès des uns et des autres.

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J’avais donc toutes mes après midi de libre, même si j’avais pas mal de « devoirs » à la maison : quelques exercices pour le lendemain, et puis la relecture des cours, car en 4 heures on en voit des choses, des règles de grammaire, des verbes, du vocabulaire !

Mon dortoir de filles très rose bonbon était l'endroit parfait pour trouver un peu de calme et de concentration :

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Mais j’ai aussi pu visiter plein de quartiers de la ville, seule ou avec mes potes de l’école (on était plusieurs groupes de niveaux, mais on se connaissait tous après quelques jours) : 

- mon « quartier », le Micro Centro : le plus agité de toute la ville ! Des milliers de petits commerces, des gens qui s’affairent, comme dans une ruche, avec les bruits de la ville, de la circulation incessante, mais aussi les bâtiments historiques et touristiques,

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et le quartier des théâtres en ébullition jour et nuit, et avec ses piles d’ordures

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Et l’avenida de mayo, avec ses 16 voies !! 2 fois 7 voies au centre et deux fois deux voies dans les contre allées de chaque côté

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- San Telmo : avec ses petites rues pavées, ses maisons plus basses,

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un quartier plus calme même si on y trouve beaucoup de cafés,

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une place animée avec des démonstrations de tango (certes pour les touristes mais quand même pas désagréable à regarder),

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un marché couvert super mignon

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et le week end un marché géant qui occupe toute la place et toute une rue (un peu ambiance place du Tertre)

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- La Boca, un peu trop artificiel à mon goût avec tous ses attrape touristes, mais un quartier historique et ultra coloré

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- Palermo Viejo : un quartier avec une super ambiance, plein de petites boutiques sympa de déco, de fringues, … très différent du reste de la ville, très européen peut-être ?

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Et puis plein de cafés hyper cosy où j’ai pu goûter à des pâtisseries de compet et au fameux submarino, un gros morceau de chocolat immergé dans du lait chaud

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Et là flash back à Desingy chez ma grand-mère, ça devait être en 1987 à peu de chose près : nous avions oublié d’emporter notre Poulain Grand Arôme pour le petit déjeuner, et à cette époque je ne buvais pas de thé et je n’aimais pas le lait chaud. Alors ma mémé a quand même fait chauffer du lait, l’a versé dans un grand bol, et y a plongé quelques carrés de chocolat noir pour remplacer le cacao en poudre oublié à Saint Cyr. C’était mon tout premier submarino, mais je n’allais m’en rendre compte que 25 ans plus tard…


- l’autre Palermo avec ses grandes avenues,

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ses parcs

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son Jardin Japonais où j’ai passé une après midi sur ce petit banc, à écrire un article à l’écart du tumulte de la ville

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- Puerto Madero et la réserve naturelle super à faire en vélo,

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un port aménagé de façon très moderne, avec une agréable promenade au bord de l’eau

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- Ricoletta, plus chic avec, plus vert, moins agité

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J'ai pu voir un peu partout les promeneurs de chiens, je ne sais pas pourquoi, déjà à New York ça m'avait fascinée (pourtant on ne peut pas dire que je sois passionnée par les chiens)

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Je me suis aussi retrouvée dans des soirées ambiance Erasmus-on-a-20-ans, avec les autres étudiants de l'école que je connaissais depuis deux jours et demi, chez des potes de potes qui habitaient là pour une semaine, avec des colombiens, des brésiliens, des argentins, dans des appartements un peu crades... encore une fois petit retour en arrière de quelques années !P4141145

 

Et puis je suis allée passer une journée un peu plus calme à Tigre, à une heure de train de Buenos Aires :

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Je ne m'étais pas rendue compte à quel point la ville commençait à me fatiguer, mais en passant la journée à me ballader au bord de l'eau (ville des avirons en bois!) et dans les espaces verts de la ville j'ai compris pourquoi Lucio et Heidi me disaient qu'il était vital de partir régulièrement de Buenos Aires!

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En 15 jours j’ai eu le temps de prendre mes petites habitudes : j’avais ma laverie, mon supermarché à quelques rues de mon hostel, avec des packs de céréales qui sont adaptés à la taille des magasins (si les rayonnages sont trop petits, pas de problème, de l'autre côté du pack il y a un facing à l'horizontale)

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ma pizzeria fétiche, celle où les énormes parts de pizza ne coûtent rien et où peut manger debout au comptoir, en se sentant porteño parmi les porteños

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mes lignes de bus, dénichées après avoir réussi à maîtriser le guide des bus, un petit guide qui s’achète dans tous les kiosques à journaux et dont le fonctionnement est assez simple en théorie : on repère sur le plan le quartier dans lequel on est et celui dans lequel on se rend, on regarde aux pages correspondantes les bus qui passent dans les rues qui nous intéressent, ce qui permet de terminer quels bus desservent à la fois le point de départ et le point d’arrivée, et ensuite il ne reste plus qu’à regarder le trajet des bus retenus afin de choisir celui qui est le plus approprié.

Simple en théorie donc… mais en pratique il faut avoir un tout petit peu de temps devant soi

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J’ai essayé la technique « je prends un bus qui a l’air d’aller dans le centre, je m’arrêterai quand je reconnaîtrai »…je n’ai jamais reconnu, parce que le bus allait dans une toute autre direction et Buenos Aires est plutôt du genre tentaculaire. Donc le guide finalement, c’est bien.

 

Pour le métro c'était beaucoup plus simple (mais du coup moins drôle), en revanche il y avait encore quelques métros en bois, tout en bois :

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Un petit tour quand même en taxi jaune et noir caractéristique, parce que le soir c’est recommandé,

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pour rejoindre Lucio et Heidi à une fête d’anniversaire et goûter le traditionnel gâteau aux brisures de cookies au chocolat séparées par des couches de dulce de leche : encore une institution que j’ai dégustée avec plaisir

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J'ai passé une dernière soirée avec eux en inversant les rôles cette fois-ci : à moi de leur faire découvrir un peu de culture culinaire française. Un peu à cours d'idée et ne voulant pas non plus passer la soirée derrière les fournaux chez eux,  j'ai fait simple et j'ai improvisé avec les ingrédients locaux la célèbre french quiche et un bon vieux gateau au chocolat des familles... visiblement cela a fait son petit effet.

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Et puis il a été temps de refaire mon sac et de quitter la ville, mes amis argentins, mes potes de l’école, de l’hostel… un déchirement comme à chaque fois, mais l’envie de découvrir de nouvelles choses étaient plus forte, et la vague de froid de l’hiver naissant étant arrivée, il était temps d’attaquer mon ascension vers le nord.

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Prochain article : Rosario, Cordoba et la région de Salta !

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Published by ma-folie-douce - dans Argentine
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