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  • : MA FOLIE DOUCE
  • MA FOLIE DOUCE
  • : Ma folie douce, parce que j'ai décidé de tout quitter le temps d'une année, pour vivre mon grand rêve, pas forcément le plus fou d'ailleurs : voyager plus de 50 semaines autour du monde. Je laisse derrière moi mes amis, ma famille, mon travail, avec la soif de vivre de nouvelles aventures et de revenir plus riche de toutes ces expériences...
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Les Articles Par Pays

19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 00:00

Qui dit passage en coup de vent, dit mini article. Mais je ne pouvais pas ne pas conclure mon passage au Pérou.

 

En réalité j’ai passé 48h à Lima. Pour autant je n’ai malheureusement quasiment rien vu de la ville.

Après un long trajet de 21 heures en bus -mais attention, grand confort, avec le Wi-Fi à bord !!-, je me suis installée dans le quartier touristiques (mais pas typique) de Miraflores.

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Avec deux missions à remplir au plus vite : remplacer mon appareil photo volé à Cusco et trouver la façon la plus économique de me rendre au nord de la Colombie (pour ensuite redescendre en Equateur, dernier pays de mon parcours).

 

Pour ce qui est de l’appareil photo, j’ai passé du temps à regarder tous les modèles, ayant du mal à faire le deuil de mon fidèle compagnon. Ne pouvant m’offrir le même modèle, je me suis quand même laissée tentée par un appareil waterproof : une fois qu’on s’y est habitué, difficile de passer à autre chose (et difficile de se dire qu’il faut faire attention à la pluie, au sable, etc…). Il m’aura fallu plus de deux séances de négociation intense mais j’ai fini par obtenir 5% de remise… maigre consolation, mais qu’ils sont durs en affaires ces péruviens !

 

Armée de mon nouveau bras droit, je ne me suis pas aventurée très loin : un petit tour dans le quartier, le temps de remarquer une ou deux petites choses étonnantes :

- je trouvais bien qu’il y avait pas mal de chats qui se baladaient dans ce parc… visiblement c’est un problème sérieux : « Interdiction d’abandonner les chats sur la voie publique »

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- autre type de panneau auquel je ne suis, heureusement, pas habituée : point de rassemblement en cas d’alerte sysmique.

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Et puis encore et toujours cette culture de la danse dans la rue : que c’est agréable et que ça donne envie de voir ces gens de tous âges et de tous horizons qui se retrouvent à la nuit tombée pour passer un bon moment à danser !

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Pour ce qui est de l’organisation de la suite de mon voyage, j’ai suivi les conseils d’Alex qui avait bien bossé le sujet avant moi. En effet je l’ai croisé à peine une heure à Lima (il m’a rapporté mon téléphone oublié dans mon hostel d’Arequipa une dizaine de jours plus tôt, et qu’il avait pu récupérer lorsqu’il y était passé à son tour… et oui je fais marcher le réseau, même en voyage !) avant que lui-même ne parte pour la Colombie.

Deux jours plus tard j’étais donc de nouveau dans un bus, toujours 4 étoiles :

- terminal de bus digne d’un aéroport, avec dépose des bagages en amont et portes d’embarquement

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- plateaux repas et tout et tout… l’occasion de boire enfin un verre d’Inca Cola, ce soda jaune fluo au goût de bonbon Tagada à la banane

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- et équipé du WiFi, je n’en reviens toujours pas !

Heureusement, car 26 heures pour arriver jusqu'à Guayaquil c'est long !

 

Et puis les paysages le long de la côte étaient chouettes (même si ces photos ne rendent rien et qu’il pleuvait)

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et le bus faisait juste ce qu’il faut la course avec les camions, de quoi épicer un peu le trajet.

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De Guayaquil je n’aurai rien vu, à part la gare routière, un trajet de 2 minutes en taxi, un hostel un peu lugubre et le lendemain matin l’aéroport. Car aussi étonnant que cela paraisse, en Colombie l’avion s’avère souvent moins cher que le bus ! A forciori quand il s’agit de traverser tout le pays…

 

Prochain article : Taganga et Palomino !

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Published by ma-folie-douce - dans Pérou
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 00:00

Je ne pensais pas rester très longtemps au Pérou, et pourtant en 3 semaines j'ai à peine eu le temps d'apercevoir la moitié de ce que j'aurais voulu faire et voir dans ce beau pays.

Certes les gens ont moins bonne réputation qu’en Bolivie (mais cela tient surtout aux chauffeurs de taxi filous et vendeurs de rue un peu retors… car tous les autres péruviens avec qui j’ai eu de brefs échanges ont été absolument adorables), mais les villes, les paysages et le passé inca sont absolument incroyables. Sans compter les montagnes, que je n’ai pu apercevoir que de loin. Encore une destination à remettre sur la liste…

 

Cusco est nichée entre les montagnes, avec essentiellement des bâtiments anciens en pierre rouge… ça change du blanc et du gris, et ce côté « vieille pierre » donne un vrai caractère à la ville.

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Et les nuages n’assombrissent pas le beau ciel bleu, au contraire, ils le magnifient… surtout le soir au coucher du soleil.

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Quant à ce drapeau arc-en-ciel qu’on voit un peu partout : il est très possible que le Pérou soit extrêmement gay-friendly comme on le pensait au début, mais en réalité il s’agit de l’emblème des communautés issues de l’empire inca.

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Comme on était dans un super hostel… tiens le drapeau arc-en-ciel, encoreCusco--Valle-Sagrado-et-Machu-Picchu-0008.JPG

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et que le Pérou est un peu plus cher que la Bolivie, on a fait un petit tour au marché pour cuisiner.

Résultat délicieux

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et l’occasion de voir que les what mille sortes de pommes de terre ne sont pas une légende !

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Ayant réussi à convaincre Miranda de prendre plusieurs collectivos pour nous rendre dans la Vallée Sacrée (à ce stade elle préférait encore les taxis et les tours organisés… mais depuis elle ne jure plus que par les bus locaux !), nous nous sommes rendues à la « gare routière », qui en fait était une sorte d’annexe avec seulement des petits bus régionaux.

Après avoir observé des femmes qui s’épouillaient avant de servir de la nourriture à emporter,

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nous sommes parties dans un bus quasi vide, ce qui nous a permis de nous exprimer pleinement.

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Première belle surprise de la Vallée Sacrée : les ruines de Pisaq.

La plupart des gens arrivent par la route, avec des excursions d’une journée, mais nous avons choisi d’attaquer le site par la face nord. Enfin à pied quoi.

Un bon effort à fournir - et là je cite Miranda « I hate tose f****** incas and their stairs ! »-,

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mais le plaisir d’être seules ou presque, et au sommet la récompense de la vue : sur les fameuses terrasses qui servaient de laboratoires pour les cultures incas (acclimatation des graines à l’altitude et au climat et développement de nouvelles espèces pour élargir leur alimentation)

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mais aussi bien sûr sur les ruines des habitations et lieux de cérémonies.

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Et en bonus pour nous au sommet, un groupe d’illuminés… ok, -12 points pour le manque de tolérance sur ce coup là… mais bon, ils chantaient des trucs vraiment bizarre et se crachaient de l’eau au visage. Visiblement c’était une retraite spirituelle itinérante sur 15 jours, avec le plus grand chaman du Pérou, et des participants du monde entier. Mouais, ça ressemblait quand même vachement à une espèce de secte. De l’extérieur en tout cas. D’ailleurs on nous a gentiment demandé de nous en aller car on pouffait trop fort. En même temps ils occupaient un peu toute la place en plein milieu du passage…

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Le lendemain matin, moment magique à Olantaytambo avec seulement quelques rubans de nuages en suspension au dessus des ruines… conférant au lieu un caractère encore plus mystique.

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Ah dans ces moments-là… comment dire, je me sens juste à ma place. Tout simplement.

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Un petit tour en mini bus avec les locaux (regardez comme Miranda s’est détendue avec l’habitude… bon certes elle semble encore un peu cripsée mais il faut dire aussi qu'elle avait une petite dame à moitié assise sur elle)

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et nous voilà arrivées à Moray.

Un site vraiment impressionnant : un immense laboratoire de cultures… très photogénique. 

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Sans compter la vue tout autour…

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Au retour nous avons profité d’un bus de sortie scolaire pour redescendre gratuitement : un super moment d’échange avec ces petits gars de 14 ans qui voulaient tout savoir sur mon travail, mes diplômes et mon pays. Et qu’il est soudain difficile de répondre aux questions les plus simples du type « qu’est ce qui est différent dans ton pays », car, comparé à leur vie, TOUT est différent.

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Et hop, une petite partie de cartes en attendant le bus sur le bord de la route ! Même pas peur du vent, quelques pierres et c’est réglé. Totalement tout terrain les filles !

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Après un bref passage par Cusco, je me suis lancée à l’assault du Machu Picchu. Sans Miranda cette fois-ci (une fois de plus dur dur de se séparer... même si elle au moins habite à Londres et pas à des milliers de kilomètres), car elle avait réservé de très longue date l’Inca Trail, contrairement à moi qui ai réservé en dernière minute le Jungle Trail.

Au programme, 4 jours de vélo, marche et découvertes avec un super groupe (décidément j’aurai vraiment eu de la chance toute l’année) : Toby (Australien), Felix (Anglais), Tom et Helen (Anglais), Eric et Chelsea (Canadiens) et notre guide Juan Carlos.

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De ces 4 jours il me reste des souvenirs impérissables, en revanche seulement quelques photos récupérées des uns et des autres, et de Ugo, que j’avais rencontré au Huayna Potosi et que j’ai retrouvé par hasard à Cusco. Nous n’avons pas fait le treck en même temps, mais à un jour d’écart je crois que le Machu Picchu n’a pas trop bougé.

En effet, exténués mais ravis de notre expédition, nous sommes sortis en night club le soir de notre retour à Cusco, et je me suis fait voler mon appareil photo (directement dans ma poche, ben voyons, il ne faut surtoutnpas se gêner). Visiblement c’est très courant, 2 à 3 tous les soirs dixit le videur.

Beaucoup de chouettes photos perdues (forcément, on préfère toujours ses propres photos), et la désagréable sensation de se faire voler… mais heureusement j’avais fait un gros back up sur mon ordinateur la veille de mon départ, au moment où Miranda et moi partagions nos photos des 15 jours et quelques passés ensemble. Je n'ai donc perdu que 4 jours de clichés.

 

Nous avons donc commencé par du vélo… mais tout en descente, pendant près de 4h ! Oui le Jungle Trail ce n’est pas ce qu’il y a de plus physique. Mais c’est varié et l’expérience est top, surtout avec le groupe et le guide qui vont bien.

Donc pour ces près de 3000m de dénivelé, équipement maximal : super vélos, casque intégral, gants renforcés, coques couvrant les épaules, tout le dos, la poitrine et les coudes, protèges tibias et veste fluo pour être visibles de loin. Bref on ne pouvait pas nous louper.

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A part une ou deux petites côtes sur la fin, on s’est tous régalés avec des belles pointes de vitesse et des virages en épingles à cheveux : ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de dévaler une route de montagne en vélo –surtout sans avoir à la monter avant !!

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Et avec le changement d’altitude (de 4350m à 1430m), changement de climat notoire : nous sommes passés de froid et sec en haut (bonnets, écharpes, etc…) à très chaud et humide en bas ! Pas mal de pauses techniques pour enlever des couches donc.

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Coupes budgétaires oblige (ça sent la fin…), j’ai séché la session rafting de l’après midi. Mais nous nous sommes tous retrouvés de bonne heure pour un bon dîner, d’ailleurs absolument tous les repas auront été incroyables. Simples, mais délicieux.

Nous avons terminé la soirée dans le « only bar » du village comme nous l’avons surnommé : ambiance parties de billard et free shots de inca tequila (herbes macérées dans de l’alcool de canne à sucre). Dommage qu’il n’y ait plus de photos pour immortaliser cette soirée : je suis rentrée à peu près vaillante vers 23h30 avec Eric et Chelsea, mais les anglais sont restés jusque très tard dans la nuit (pendant ce temps Toby vomissait tripes et boyaux dans la chambre… oui difficile de passer par le Pérou et la Bolivie sans se chopper au moins une intoxication alimentaire).

 

Sans grande surprise, le lendemain à peu près tout le monde avait la gueule de bois, certains plus que d’autres.

Les débuts de la randonnée se sont faits sous une pluie battante… pas facile d’autant que cela grimpait pas mal. Nous voyant dans un piètre état, le guide nous faisait faire pause sur pause, et très vite il nous a surnommé la "team hangover". Evolution après la "team lame" d’Uyuni, mais ce n’était finalement pas beaucoup plus glorieux.

 

Au fur et à mesure de la journée nous avons tous repris nos esprits et avons pu profiter des explications passionnantes de notre guide, alors que nous empruntions un ancien chemin inca. Juan Carlos était vraiment super intéressant, et il nous a tout appris ou presque sur les chemins des incas, les différences entre les chemins des messagers, des armées, des officiels et des commerçants, etc.

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Petite montée d’adrénaline sur quelques passages abrupts et super étroits… 

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avant de terminer la journée par une session éponge dans les sources chaudes naturelles de Santa Teresa. Un site magnifique, et refait à neuf il y a seulement quelques années, après que la rivière ait tout emporté sur son passage un jour de grande crue.

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Le soir nous avons été bien sages, à peine un petit verre et tout le monde au lit.

 

Le troisième jour j’ai eu droit à un bonus de 3 heures de marche supplémentaires (le reste du groupe traversait la vallée en zipline : encore une fois restrictions budgétaires pour moi, mais honnêtement sans aucun regret car je ne voulais pas altérer mes souvenirs de l’incroyable Gibbon Experience au Laos). Ca a été aussi l’occasion pour moi de prendre 3h de « cours particuliers » d’espagnol avec un autre guide, que j’ai certainement du un peu fatiguer… mais bon si je ne pratique pas…

 

Les paysages de l’après midi ont été plutôt variés, entre bords de rivière et les rails de train

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et nous sommes arrivés en fin d’après midi à Agua Calientes… horriblement touristique et également accessible en train, donc bondé.

A peine le temps de faire un petit tour dans la ville, de passer au marché pour acheter notre picnic du lendemain, de dîner, et hop ! au lit de bonne heure.

 

Car le lendemain, grosse journée : lever à 4h, départ à pied à 4h20 avec les frontales, pour être devant les portes du Machu Picchu avant l’ouverture. Encore une fois, nous avons mis nos petites jambes à l’épreuves sur d’interminables marches : près d’une heure de montée pour les plus rapides… mais c’est aussi ce qui fait encore plus apprécier le site une fois en haut !

 

Premiers arrivés, nous avons donc eu une vue imprenable sur les ruines, pas encore prises d’assault par les bus qui allaient arriver une ou deux heures plus tard.

Rien de tel pour apprécier la majesté du site.

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D’ailleurs même les lamas qui y vivent semblent ne jamais s’en lasser !

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Difficile cependant de s’imaginer qu’à sa découverte en 1911 il était encore totalement enseveli sous la végétation !

 

Après une visite guidée de 2h avec Juan Carlos, nous avons pu passer toute la journée sur place.

Nous avons gravi la montagne Machu Picchu… et allez, encore des marches, pendant plus d’une heure cette fois-ci. Ca a l’air de rien comme ça, mais ces marches, ces f****** stairs, sont inégales, hautes, et vraiment crevantes !

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Mais bien sûr l’arrivée au somment est incroyable, la vue est à couper le souffle : car le Machu Picchu est grandiose en soit, mais c’est aussi sa situation au cœur des montagnes et difficilement accessible (sauf pour ceux qui montent en bus !) qui en fait un endroit vraiment spécial.

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Après une longue journée qui avait commencé aux aurores, et une longue pause picnic/contemplation au sommet

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la redescente de toutes ces marches a été un vrai supplice.

Mais nous avons pu nous reposer dans le train le plus cher du monde, sur la route du retour à Cusco. J’exagère un peu, mais comparés aux prix péruviens les tarifs de ce train sont scandaleusement élevés.

 

Peu de photos malheureusement (en tout cas pas autant que j’aurais souhaité), mais comme je le disais les souvenirs sont bel et bien là.

Je suis quand même peu triste de ne plus avoir cet appareil photo qui m’a accompagnée chaque jour pendant plus de 10 mois, et qui aura ainsi troué toutes mes poches de pantalons et shorts…

En même temps il avait pas mal souffert sur la route et n’était plus étanche. Mais bon, quand même. On s’attache à ces petites choses quand on voyage aussi longtemps...

 

Prochain article : Lima, Taganga et Palomino !  

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Published by ma-folie-douce - dans Pérou
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 00:00

Après ces deux journées bloquées à Copacabana, nous avons décidé d’avancer, puisque que mon état de santé s’était amélioré. Direction le Pérou!

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Et là, l’erreur de junior : j’avais retrouvé un peu d’appétit, et commençant déjà à être un peu déshydratée, je me suis ruée sur un jus d’orange frais au petit déjeuner. La sentence ne s’est pas faite attendre : le trajet en bus a été particulièrement long et douloureux.

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Heureusement le bus était bien équipé.

En revanche, j’ai choisi d’enfreindre la règle absolue des bus en Amérique du Sud quant à l’utilisation des toilettes à bord : « solo urinario ». Parfois on n’a pas le choix.

Ah ça c’est sûr, j’ai eu meilleure mine...

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Mais cela n’a pas entamé le moral des troupes… nos neurones en revanche c’est une autre histoire.

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Petit éclair de lucidité quand même : nous devions nous arrêter à Puno, mais à l’arrivée ce que nous avons vu de la ville ne nous a pas emballées, et surtout je me suis dit qu’une ville sans hôpital n’était pas forcément le plus malin. Non pas que je me sois trouvée à l’article de la mort, mais malade depuis plus de 4 jours, il fallait sérieusement penser à prendre les choses en main.

 

Le confort d’une nuit dans un lit douillet n’a malheureusement pas remis mon estomac en place

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et dès le lendemain matin c’est laborieusement que je me suis rendue au centre médical recommandé par mon assurance.

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J’y ai été hyper bien accueillie, et encore une fois heureusement que j’ai pris ces cours d’espagnol à mon arrivée en Argentine ! Le médecin ne parlait pas un mot d’anglais et j’ai été la première surprise de réussir à lui expliquer mes symptômes et à comprendre son diagnostic et le traitement. Bon en soi rien d’incroyable, juste une intoxication alimentaire (même si on ne peut jamais être sûr à 100%) qui a mal tourné : pas faim = corps plus faible = encore plus malade = encore moins faim, etc, etc.

Je suis donc repartie avec les bras chargés d’antibiotiques, d’anti douleur pour le ventre, d’une espèce de plâtre à boire pour protéger mon estomac et surtout de boissons réhydratantes, puisque c’était là le point le plus inquiétant. Amande j’ai bien sûr repensé au jour où tu es revenue déconfite de chez le médecin à Angougou avec deux énormes sacs plastiques remplis à ras bord de médocs.


Ah ! et aussi chez le médecin petit choc sur la balance : en moins de 3 semaines (je m’étais pesée sur le marché en Bolivie –je vous vois venir : non, pas sur les balances du bétail ou des fruits et légumes, seulement sur un pèse personne qu’une petite dame faisait payer à l’entrée du marché… la Bolivie quoi) j’avais perdu près de 6kg. Gloups. Un peu flippant, d’autant que les jours avant de consulter je m’étais vu fondre à vue d’œil, et à chaque fois que je passais devant un miroir je voyais mes joues se creuser de plus en plus. Et même si j’étais bien contente de perdre tout ce que j’avais pris en Asie et en Nouvelle Zélande, cet amaigrissement allait beaucoup trop vite à mon goût. Enfin c’est un lointain souvenir, les empanadas et sodas colombiens ont bien joué leur rôle.

 

Les antibiotiques ne faisant pas effet immédiatement, nous avons eu quelques jours pour visiter Arequipa, très jolie petite ville péruvienne, avec des beaux bâtiments blancs et gris clairs, un grand ciel bleu, et les montagnes tout autour. 

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Nous avons passé un peu de temps au marché… pas encore vraiment inspirée par toute cette nourriture…

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le fameux maïs violet :

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et dans un ancien couvent de la taille d’un petit village : couleurs magnifiques et calme absolu en plein cœur de la ville… un vrai moment de relaxation (oh ça va, ce n’est pas parce que je n’ai pas travaillé depuis 11 mois que je n’ai pas le droit de me relaxer !)

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Petit choc culturel après un mois en Bolivie : le Pérou est étrangement plus occidentalisé que la Bolivie. S’il reste des petits stands de rue, les grandes enseignes (McDo & Co) sont bien présentes et il y a même des centres commerciaux avec des vraies boutiques à l’intérieur et pas seulement des petits cabanons façon marché de rue.

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Et puis le médecin m’avait dit de manger, quitte à me forcer, pour reprendre des forces. Nous avons trouvé un petit resto dans lequel nous sommes retournées tous les jours et qui faisaient de délicieuses tourtes au poulet,

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ainsi que des causas (sortes de salades entre deux couches de purée de pomme de terre… un pur délice) et des supers gâteaux et tartes.

A ce stade, chaque bouchée était encore un supplice pour moi… contrairement à Miranda qui trouvait son bonheur à chaque fois.

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Pour ma part, c'est bien sûr uniquement ce qui m'était interdit qui me faisait envie : sodas, bonbons et fruits frais!

 

Nous sommes ensuite parties à la découverte de l’attraction touristique de la région : le Colca Canyon. Nous avons pris un tour, mais nous avons découvert plus tard, au hasard de nos rencontres, que nous aurions pu nous en passer.

Mais nous avions un super guide, Vladimir, et le jeune couple d’anglais qui était avec nous était sympa, même s’ils nous prenaient pour des mamies. Je cite : « à 32 ans vous faites encore des randos en montagne, c’est vachement bien ! ». Oui, c’est ça.

 

Pour cette nouvelle aventure, nous avons mis le paquet en termes de tenues.

Ambiance Indiana Jones pour moi, avec un chapeau qui avait subi près de 10 mois de sac à dos

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et Méga Gringo pour Miranda, avec l’appareil photo en bandoulière, le porte bouteille et les sacs plastiques accrochés au sac à dos.

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Autant dire que nous n’étions pas parties que ça gloussait déjà un maximum.

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Pourtant je ne tenais toujours pas une forme olympique, et chaque moment de répit était le bienvenu.

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3 supers journées donc, avec au programme :

- observation de condors

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- descente du canyon

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- nuit dans une pension tenue par une famille, à plus de 3h de marche de tout village/commerce. C’est incroyable les miracles culinaires que l’on peut faire avec une cuisine aussi rudimentaire…

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- observation des cochons d’inde vivants… avant d’être cuits et mangés. Si si, là bas c’est un mets très populaire, pas un animal de compagnie (le fameux « cuy », que je n’ai pas encore goûté) !

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- marche jusqu’à une oasis,

 

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avec en chemin cueillette des fruits du Colca cactus : un goût de kiwi, un peu plus acide, délicieux ! Mais à magner avec précaution, c’est bel et bien un cactus, avec toutes les aiguilles qui vont bien !

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et bien sûr un panorama incroyable

 

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- en bas la récompense : piscine,

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bungalows super conforts (enfin très rudimentaires mais au bout d’un moment les critères évoluent !),

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jeux de cartes avec un groupe rencontré en chemin, mais sans guide (Rohan, Ryan, Rob et Lusia : trop sympas) - on notera mon petit air concentré… je m’apprêtais sans doute à faire un coup bas !

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super dîner avec la recette star de notre guide : agneau grillé à l’ananas, avec sauce colca/orange/oignons… de la grande cuisine au milieu des montagnes, un régal absolu !

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et soirée à discuter autour d’un feu de joie… les bonheurs simples de la vie au grand air.

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- et enfin le lendemain, l’ascension que tout le monde redoutait : que de la montée! Le petit chemin en zigzag, là:

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Et à partir de 5h30 du matin : donc départ à la frontale… aïe aïe aïe souvenirs douloureux du Huayna Potosi, mais avec un beau lever de soleil en compensation.

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Et au final, même si cela a été un peu dur, il n’y avait pas le handicap de l’altitude (maximum 4000m et quelques… du pipi de chat désormais !), et tel un raton laveur volant (Miranda disait de mon leggins rayé qu'il s'agissait d'un costume de raton laveur), je suis montée en 1h30, distançant de plus de 20 minutes nos jeunes anglais frétillants. Na !

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Ouf, j’avais enfin retrouvé la pêche !!

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Pour Miranda, qui s’était blessée à la jambe ça a été un peu moins glorieux mais beaucoup plus drôle pour nous : elle a fait plus de la moitié de la montée à dos de mule !!

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Sur la route du retour nous avons pu apercevoir des terrasses incas, restes de leurs techniques de culture ultra sophistiquées 

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et le lama a l’air le plus idiot du monde. C’est un peu difficile à décrire, mais tout, dans son attitude, lui donnait un air complètement ridicule. Bon, je partage car ça nous a fait marrer plusieurs jours, mais j’ai bien conscience que pour vous qui me lisez c’est sans doute beaucoup moins hilarant…

Voilà voilà… c’était l’histoire du lama.

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Prochain article : Cusco, la Vallée Sacrée et le Machu Picchu !

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Published by ma-folie-douce - dans Pérou
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